Nouveau projet musical : Les lieux de la transe

Les lieux de la transe, projets de la baleine 2019

Sylvie Chenard lance un nouveau projet musical au cœur de l’été nord-côtier. Elle a sélectionné ses compositions les plus évocatrices des derniers mois de transes d’appartenance, d’enracinement et d’ouverture culturelle sur la Côte-Nord. Elle y souligne notamment les créations en interactions avec le milieu littéraire et la Réserve mondiale de la biosphère de l’UNESCO.  Elle interprète son texte de poésie publié dans le beau livre L’Oeil du Québec intitulé Son Nord apprivoisé. Le projet est diffusé au format numérique seulement et en vente sur Bandcamp, pour recueillir des appuis symboliques et économiques essentiels à la poursuite de ses créations.

 Uaphiska est aussi nommé L’oeil du Québec

La Station Uapishka au coeur du Nitassinan de Pessamit et d’une Réserve mondiale de la biosphère de l’UNESCO.

Projet Trame érosion

Écopoème
Film et musique
de Sylvie Chenard

Le projet Trame érosion permet d’élaborer des recherches et des créations d’animation et de musique à partir entre autres de photographies numériques ayant pour thème les paysages et la nature de Portneuf-sur-Mer, impliqués dans des processus d’érosion, de transformation, à l’heure des changements climatiques et des mouvements de révolte pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et notre consommation. Le projet débute avec cette vidéo.

Vidéo de Sylvie Chenard Trame érosion (14:08)(format mp4)

Érosion

À l’aide de nouvelles approches et techniques multimédias, le projet présente les résultats d’une série de travaux visuels avec un effet de caléidoscope mettant en relief les transformations, les métamorphoses de notre environnement, de notre perception. Une application de logiciel produit une interaction entre l’image et le son. Des instruments sonores instables servent à accentuer le propos : erhu, simulation midi des percussions jazzées, sonorités électroniques et numériques.

Les thématiques d’écologie, de féminisme sont ici approfondies, étant influencées par l’effet Portneuf-sur-Mer et Côte-Nord et par la résilience et la résistance populaire.

Avec les changements climatiques qui s’accélèrent de plus en plus, nombreux paysages subissent une érosion accrue et se transforment radicalement, ce qui nécessite des périodes d’adaptation et occasionne des craintes, des angoisses, des deuils. Nous sommes subitement placés devant des faits accomplis de délitescence, d’entropie, de dystopie, devant la perte de repères, de marqueurs identitaires.

Dernièrement, suite à de grandes tempêtes à Portneuf-sur-Mer, nous avons perdu à grand regret un magnifique morceau de forêt marquant l’horizon sur le banc de sable (patrimoine nord-côtier unique), que nous appelions  affectueusement l’ile.

Trame

Le projet décline différents sens du mot Trame, engagé dans un processus d’érosion : ce que le mot trame peut désigner en textile, en imprimerie, en dessin, en informatique, en littérature, en vidéo, en arts du spectacle, en urbanisme, en histoire, en sociologie, en médecine.

Le projet Trame érosion élabore un écopoème d’amour de l’individu avec son environnement qui subit cette érosion due aux crises climatiques, environnementales, sociales, politiques. Le projet comporte des aspects vidéo, sonore et visuel. En filigrane, des extraits de vidéos représentent des postures de l’individu dans son environnement : protection, respect, admiration, confiance, célébration.

Cet écopoème d’amour souhaite souligner la qualité de cette relation de l’individu à son environnement en situation de précarité. Environnement et temporalité sont abordés dans une version idéalisée, esthétisée de cette relation qui s’inscrit dans le réel des destructions, des altérations que nous connaissons à l’échelle planétaire, résultant de choix de société. Individu et environnement s’en trouvent affectés d’une même manière, ce que nous tendons à oublier dans la vie quotidienne. Célébrer la beauté, la résilience, rappeler les limites, tramer le réel et l’imaginaire, l’amour et le politique, participer à cette réécriture de l’avenir souhaitée à travers le monde en ce 15 mars 2019, c’est ce que propose ce projet.

De façon générale, les projets de Sylvie Chenard présentent des créations musicales et multimédias issues de la rencontre et de la subversion de diverses tendances esthétiques basées sur l’expérimentation, l’improvisation libre et l’engagement social.

L’usage des nouvelles technologies renforce des possibilités expérimentales, aléatoires, cinétiques, improvisées.

Distribution du film LIMITES par le GIV

L’autoproduction LIMITES réalisée par Sylvie Chenard en 2018 est désormais distribuée par le GIV – Groupe Intervention Vidéo. En effet, c’est à compter du mois d’août qu’une entente est intervenue et que cette vidéo d’art en version numérique haute résolution est distribuée.

Limites est un film expérimental qui présente les musiques et les animations visuelles de Sylvie Chenard à partir d’applications de logiciel multimédia et d’illustrations numériques inspirées de l’expérience des limites auxquelles nous sommes constamment confrontés, surtout celles de la sensibilité et la fragilité des êtres et des écosystèmes. Ce manifeste sonore et visuel dépeint une toile poétique multicolore pour célébrer la solidarité, la diversité et réfléchir aux limites sociales, aux limites environnementales qui nous incombent.

Limites – Film et musique de Sylvie Chenard, 2018

LIMITES - film et musique de Sylvie Chenard
Extrait de LIMITES – film et musique de Sylvie Chenard

Une liste audio des projets de la baleine 1998-2018

Le site Web des projets de la baleine de Sylvie Chenard célèbre ses vingt ans en 2018. Les technologies Web ont grandement évolué depuis 1998 et la qualité des publications multimédia s’est beaucoup améliorée. 20 ans d’essais, d’erreurs, d’autoédition Web, de budget trop réduit, de contraintes qui restreignent les développements, de moments culturels tout à fait épanouissants, d’amitiés poétiques et musicales inouïes.

Ces projets de la baleine ont été rendus possibles grâce principalement à la contribution des artistes.

À l’occasion du vingtième anniversaire du site, une liste audio de moments sélectionnés parmi les projets de la baleine est diffusée en continu ou en sélection. Ces 275 moments représentent seulement une partie des réalisations entre 1998-2018.

Nous vous souhaitons bonne écoute dans le désordre de ces vingt ans de musique et de poésie, parfois en spectacle, parfois en studio, parfois en atelier !

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Lectrice audio MP3 Les projets de la baleine 1998-2018 

Le site des projets de la baleine a 20 ans en 2018. Une liste audio en continu est offerte sur le site

 

 

 

Collaborations musicales : Sylvie Chenard et Rémi Leclerc

Sylvie Chenard et Rémi Leclerc collaborent depuis le début des années 2000. Forte de cette collaboration, Sylvie a pu cristalliser plusieurs rêves de création musicale. Le dernier projet de Rémi auquel elle a participé a été diffusé en Europe dernièrement, ce qui a le mérite d’être souligné et rappelle à notre mémoire leur parcours inusité.

Allochtone – Tour de bras

Allochtone est un magnifique projet musical initié par Rémi Leclerc, enregistré à son studio en 2012 et édité sous l’étiquette Tour de Bras en 2014. Pour ce projet, il a rassemblé Sylvie Chenard, Alexandre Dubuc et Cathy Heyden.

Dernièrement trois pièces ont été diffusées à la Radio polonaise soit 7. Fumée D’eau Forée (2:30) 8. Corps Translucide (7:26) 9. Devenir 4:08

Allochtone sur Bandcamp

On retrouve une critique intéressante du Projet Allochtone dans Improv sphere :

Par Julien Héraud in Improv Sphere (France), 1 septembre 2014
«… il faut écouter dans le détail cet album qui fourmille de détails innovants et de superpositions esthétiques inédites.»
(…)
Ainsi, sur Tour de Bras, label dirigé par Normand justement, on trouvait récemment quelques courts CD très innovants. Le premier est Allochtone, un quartet formé par Sylvie Chenard (guitare, erhu, voix, électronique), Alexandre Dubuc (contrebasse, électronique), Cathy Heyden (saxophone, objets, électronique), et Rémi Leclerc (batterie, percussions, électronique). Ici, ces quatre musiciens proposent une musique singulière et innovante de musique qu’on pourrait peut-être qualifier de post-eai, mais du post-eai teinté de rock et de jazz, de free et de noise. La guitare ici est rarement rock, moins que la basse en tout cas, il n’y a pas d’effets, et Sylvie Chenard n’hésite pas à utiliser des accentuations jazz. C’est plutôt la section rythmique qui est souvent lourde et grasse et apporte une touche de rock et de vivacité à ces neuf courtes pièces; en plus de l’électronique abrasive omniprésente. Quant au saxo, il joue la plupart du temps dans un mode très free-rock à la Zu et compagnie.
(…) Il faut entendre la voix ténue de Sylvie Chenard accompagnée d’électronique discrète, de contrebasse lyrique, ou de souffles au saxophone; de même que les impros jazz sur fond d’électronique harsh, ainsi que la touche discrète de rock qui est omniprésente sur ce disque.

http://improv-sphere.blogspot.com/

Les Rendez-vous de la baleine

À l’époque, en 2012, Sylvie a organisé avec Rémi plusieurs rencontres de la série de musique improvisée les Rendez-vous de la baleine au Café L’Escalier entre autres. Alexandre Dubuc a participé à plusieurs rencontres.

Le quatuor d’Allochtone a également présenté un spectacle au Cagibi dans le cadre de la série de musique improvisée des Mardis spaghetti, avec la participation de la trompettiste Rachel Therrien. Inspirée par cette dernière rencontre, Sylvie a réalisé la vidéo La nuit du fleuve, avec de ces extraits musicaux, enregistrés au Cagibi le 28 février 2012.

Vidéo de Sylvie Chenard La nuit du fleuve (18:46)(format mp4)
Musique de Sylvie Chenard, Alexandre Dubuc, Cathy Heyden, Rémi Leclerc, Rachel Therrien.

 

Vidéo de Rémi Leclerc (16:04) (format m4v) Vidéo présentant un extrait du spectacle des Rendez-vous de la baleine à l’Escalier le 20 mai 2012, 5 à 7.  Musique de Sylvie Chenard (erhu, électroniques, texte, voix) et Rémi Leclerc (percussions, électroniques, voix)

 

Moments choisis lors de Spectacles Les Rendez-vous de la baleine à l’Escalier, avec Sylvie Chenard (guitariste, erhuiste, poète, chanteuse), Alexandre Dubuc (contrebasse), Rémi Leclerc (percussions), Andrée Préfontaine (violoncelle) et Rachel Therrien (Trompette) (Enregistrement Rémi Leclerc, mixage et montage Sylvie Chenard). Avec la participation sonore des étudiants en grève au printemps érable en 2012 – les carrés rouges !

Audio MP3 – «Moments de la nuit» (24:54)

 

Plus d’info Les rendez-vous de la baleine – Les nouvelles de la nuit : http://www.lesprojetsdelabaleine.net/Nuit.html

Jazzamérique

Auparavant, Rémi a participé à plusieurs rencontres musicales et représentations du spectacle Jazzamérique également organisé par Sylvie et avec la collaboration de plusieurs autres musiciennes et musiciens : Maison de la culture Ahuntsic, Divan orange, Cagibi, Cegep du Vieux Montréal aux Forums sociaux québécois.

Plus d’info et enregistrements sonores : http://www.lesprojetsdelabaleine.net/Jazzamerique.htm

Anamnèse Script Amérique : brouillage

Le projet Anamnèse Script Amérique : brouillage marque le début de cette belle et longue collaboration. En 2003, le collectif Brouillage constitué de Jon Ascencio, Sylvie Chenard et Rémi Leclerc enregistre notamment au studio 270, à la technique Robert Langlois.

Audio MP3 – 1. Anamnèse (16 :44) Jon Asencio, Sylvie Chenard, Rémi Leclerc

 

Plus d’info et enregistrements sonores : http://www.lesprojetsdelabaleine.net/ASA2.htm

 

Lieux d’Amériques

Le projet musical et poétique solo de Sylvie Chenard Lieux d’Amériques sera diffusé bientôt sous format numérique seulement. Il s’agit de trois pièces : J’aime parler français; J’aime le fleuve; Lieux d’Amériques.

Voix, erhu, électroniques, textes extraits de l’ouvrage Écrits de la baleine publié en 2017.

Nous célébrions les droits de la personne, nous pensions à l’humanité torturée en l’Amérique de partout.

Le silence des poètes est infernal. Les mémoires vives brisées par le choc hybride et insatiable des doses de plus en plus insuffisantes d’Amérique.

Lieux d’Amériques – Sylvie Chenard – 2018 – Affiche

Collaboration sonore de Sylvie Chenard avec la performeuse Liping Ting

L’artiste taïwanaise Liping Ting a présenté un travail performatif et installatif au Centre en art actuel Le lieu du 17 novembre au 10 décembre, dans le cadre d’une résidence de trois semaines au Lieu. À Avatar, Liping a développé le volet sonore de son projet « Im-Mi Para/Site ».

C’est le samedi 2 décembre que Sylvie Chenard a eu l’occasion de collaborer avec la performeuse, au Centre en art actuel Le lieu, à Québec.

Sylvie Chenard et Liping Ting, Le Lieu, 2 décembre 2017
Photo de Ève-Marie Brisson

Sylvie a d’abord assisté à la performance de Liping le 1er décembre et a pu programmer avec Liping la collaboration sonore pour la performance du lendemain. L’ouverture, l’accueil et l’hospitalité de Liping a permis cette rencontre improvisée.

Sylvie a été inspirée par l’esthétique minimaliste de Liping, le thème de la terre (t-e-r-r-e), la figure de la spirale qui prend plusieurs formes dans la nature et qui se traduit entre autres en mathématique par les chiffres 1, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55… (la suite de Fibonacci). Pour l’occasion, Sylvie a élaboré un texte minimal et une approche sonore à l’ordinateur, à la fois électroacoustique et numérique avec quelques rares incursions vocales ; composition et improvisation fragmentées, délicates, structurées par les hiatus et les silences, soulignant les bruits rythmés et les suspensions de la performance de Liping et le mouvement des dessins, des gestes et du corps, l’encre noire et la terre.

Performance de Liping Ting, le 2 décembre 2017
Installation et performance de Liping Ting le 2 décembre 2017, photo de Sylvie Chenard

 

Avis aux diffuseurs : Spectacle Écrits de la baleine

Le spectacle Écrits de la baleine est présentement offert aux diffuseurs. Il s’agit d’un spectacle de lecture et de musique de Sylvie Chenard créé autour de l’ouvrage poétique Écrits de la baleine, paru en 2017.

Sa parole se confronte avec passion au monde de la création en des lieux des Amériques toujours à se reconstituer dans le souffle du pays, du fleuve et des baleines.

Ce spectacle littéraire est composé de commentaire, de lecture d’extraits, d’animation, de performance musicale improvisée à la voix, à la guitare électrique et au erhu, et de projection vidéo. Il est présenté en solo ou accompagné selon la formule privilégiée ou possible du diffuseur.

Sylvie est membre de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) et de L’UNEQ – Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Spectacle Écrits de la baleine, lecture et musique de Sylvie Chenard

Spectacles passés

C’est en 2012 qu’une dernière série de spectacles a été diffusée autour des thèmes Les nouvelles de la nuit, Les rendez-vous de la baleine, suivant plusieurs présentations du spectacle Jazzamérique quelques années auparavant. Pour plus d’information

Distribution du film Les lieux de la danse par le GIV

L’autoproduction Les lieux de la danse réalisée par Sylvie Chenard en 2017 est désormais distribuée par le GIV – Groupe Intervention Vidéo. En effet, c’est à compter de septembre qu’une entente est intervenue et que cette vidéo d’art en version numérique haute résolution est distribuée.

Les lieux de la danse présente film et musique de Sylvie Chenard, des expérimentations visuelles à partir d’animations, de photographies, d’illustrations, de logiciels multimédia, et des recherches musicales à la voix, à la guitare, au erhu et aux électroniques.

Depuis de nombreuses années elle inscrit ses créations visuelles et sonores dans des processus aléatoires et cinétiques. Elle est diplômée au certificat en études cinématographique de l’Université du Québec à Chicoutimi et à la maîtrise en communication, concentration multimédia interactif de l’Université du Québec à Montréal.

Les lieux de la danse
Extrait du film Les lieux de la danse de Sylvie Chenard, 2017

La création de ce jardin poétique est inspirée des musiques de danse et élaborée d’après les thèmes du respect de la nature et des cultures, de la non-violence et de la diversité.

Une version préliminaire en très basse résolution est diffusée sur YouTube. La musique est diffusée sur Bandcamp.

D’élan et de liberté : retour sur le Lancement du livre Écrits de la baleine

Extrait lu lors du lancement et archives vidéos revisitées

L’instrument de musique est un violon chinois nommé erhu.

Merci aux librairies l’Euguélionne, Bouquinbec, à la Fédération québécoise du loisir littéraire pour leur collaboration chaleureuse très appréciée; merci à mes amies, amis, à ma famille pour leurs encouragements et leurs appuis, particulièrement : Claudie, Rachel, Jean, Maryse, Diane, Jon, Alexandre, Lina, Suzanne, Rémi, Cécile.

Pour la suite, pour des lectures publiques et des spectacles, contactez l’agente !

La nuit du retour de l’océan

L’offrande. Le retour, les mains tendues, arrachées, le sabotage, l’éphémère. Yeux attachés à la chair, au quotidien. Chérir le sillon de l’histoire. La nuit de l’éphémère s’y repère. Un guide de l’océan, la recherche de l’équilibre, de ­l’égalité. La ligne d’horizon tangue, collée, murmure, disparate, avale la terre, l’envahissement. La raison du peuple d’eau, des nuits rompues d’obligations, un répit de nuit. L’amour s’installe sur les parois millénaires, la prisonnière politique est libérée, guidée par la mer. Les corps se diluent, les droits liquéfiés, l’eau bouge la nuit en des seuils et des contours perdus, retrouvés, la persistance de l’accomplissement, l’avancée des proximités. Égarement sans faute.

L’énergie circule entre nous, dans cet abandon, ce respect ; désemparés, sans obstacles, les mots naissent de la nuit et de l’abondance. Nous broyons ce noir de nos nuits lumineuses, minimales, crevées d’impatience qu’advienne le bon temps de la nuit, la bonne marée, les bateaux immenses dans l’anse, la marche autochtone millénaire dans les traces des premiers humains passés là, dans les nuits des temps, d’étreintes, charnelles. La présence des peuples millénaires, leurs eaux noires, polaires, les reflets s’avancent dans le fjord, notre parole mutante bénie par les nuits lucides, sans artifices. Les musiques nocturnes se font entendre malgré les exigences du jour. Cette précieuse amoureuse de la certitude du geste, de sa portée du changement.