Le projet musical et poétique solo de Sylvie ChenardLieux d’Amériques sera diffusé bientôt sous format numérique seulement. Il s’agit de trois pièces : J’aime parler français; J’aime le fleuve; Lieux d’Amériques.
Voix, erhu, électroniques, textes extraits de l’ouvrage Écrits de la baleine publié en 2017.
Nous célébrions les droits de la personne, nous pensions à l’humanité torturée en l’Amérique de partout.
Le silence des poètes est infernal. Les mémoires vives brisées par le choc hybride et insatiable des doses de plus en plus insuffisantes d’Amérique.
L’artiste taïwanaise Liping Ting a présenté un travail performatif et installatif au Centre en art actuel Le lieu du 17 novembre au 10 décembre, dans le cadre d’une résidence de trois semaines au Lieu. À Avatar, Liping a développé le volet sonore de son projet « Im-Mi Para/Site ».
C’est le samedi 2 décembre que Sylvie Chenard a eu l’occasion de collaborer avec la performeuse, au Centre en art actuel Le lieu, à Québec.
Sylvie Chenard et Liping Ting, Le Lieu, 2 décembre 2017 Photo de Ève-Marie Brisson
Sylvie a d’abord assisté à la performance de Liping le 1er décembre et a pu programmer avec Liping la collaboration sonore pour la performance du lendemain. L’ouverture, l’accueil et l’hospitalité de Liping a permis cette rencontre improvisée.
Sylvie a été inspirée par l’esthétique minimaliste de Liping, le thème de la terre (t-e-r-r-e), la figure de la spirale qui prend plusieurs formes dans la nature et qui se traduit entre autres en mathématique par les chiffres 1, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55… (la suite de Fibonacci). Pour l’occasion, Sylvie a élaboré un texte minimal et une approche sonore à l’ordinateur, à la fois électroacoustique et numérique avec quelques rares incursions vocales ; composition et improvisation fragmentées, délicates, structurées par les hiatus et les silences, soulignant les bruits rythmés et les suspensions de la performance de Liping et le mouvement des dessins, des gestes et du corps, l’encre noire et la terre.
Installation et performance de Liping Ting le 2 décembre 2017, photo de Sylvie Chenard
Le spectacle Écrits de la baleine est présentement offert aux diffuseurs. Il s’agit d’un spectacle de lecture et de musique de Sylvie Chenard créé autour de l’ouvrage poétique Écrits de la baleine, paru en 2017.
Sa parole se confronte avec passion au monde de la création en des lieux des Amériques toujours à se reconstituer dans le souffle du pays, du fleuve et des baleines.
Ce spectacle littéraire est composé de commentaire, de lecture d’extraits, d’animation, de performance musicale improvisée à la voix, à la guitare électrique et au erhu, et de projection vidéo. Il est présenté en solo ou accompagné selon la formule privilégiée ou possible du diffuseur.
Sylvie est membre de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) et de L’UNEQ – Union des écrivaines et des écrivains québécois.
Spectacle Écrits de la baleine, lecture et musique de Sylvie Chenard
Spectacles passés
C’est en 2012 qu’une dernière série de spectacles a été diffusée autour des thèmes Les nouvelles de la nuit, Les rendez-vous de la baleine, suivant plusieurs présentations du spectacle Jazzamériquequelques années auparavant. Pour plus d’information
L’autoproduction Les lieux de la danse réalisée par Sylvie Chenard en 2017 est désormais distribuée par le GIV – Groupe Intervention Vidéo. En effet, c’est à compter de septembre qu’une entente est intervenue et que cette vidéo d’art en version numérique haute résolution est distribuée.
Les lieux de la danse présente film et musique de Sylvie Chenard, des expérimentations visuelles à partir d’animations, de photographies, d’illustrations, de logiciels multimédia, et des recherches musicales à la voix, à la guitare, au erhu et aux électroniques.
Depuis de nombreuses années elle inscrit ses créations visuelles et sonores dans des processus aléatoires et cinétiques. Elle est diplômée au certificat en études cinématographique de l’Université du Québec à Chicoutimi et à la maîtrise en communication, concentration multimédia interactif de l’Université du Québec à Montréal.
Extrait du film Les lieux de la danse de Sylvie Chenard, 2017
La création de ce jardin poétique est inspirée des musiques de danse et élaborée d’après les thèmes du respect de la nature et des cultures, de la non-violence et de la diversité.
Une version préliminaire en très basse résolution est diffusée sur YouTube. La musique est diffusée sur Bandcamp.
Extrait lu lors du lancement et archives vidéos revisitées
L’instrument de musique est un violon chinois nommé erhu.
Merci aux librairies l’Euguélionne, Bouquinbec, à la Fédération québécoise du loisir littéraire pour leur collaboration chaleureuse très appréciée; merci à mes amies, amis, à ma famille pour leurs encouragements et leurs appuis, particulièrement : Claudie, Rachel, Jean, Maryse, Diane, Jon, Alexandre, Lina, Suzanne, Rémi, Cécile.
Pour la suite, pour des lectures publiques et des spectacles, contactez l’agente !
La nuit du retour de l’océan
L’offrande. Le retour, les mains tendues, arrachées, le sabotage, l’éphémère. Yeux attachés à la chair, au quotidien. Chérir le sillon de l’histoire. La nuit de l’éphémère s’y repère. Un guide de l’océan, la recherche de l’équilibre, de l’égalité. La ligne d’horizon tangue, collée, murmure, disparate, avale la terre, l’envahissement. La raison du peuple d’eau, des nuits rompues d’obligations, un répit de nuit. L’amour s’installe sur les parois millénaires, la prisonnière politique est libérée, guidée par la mer. Les corps se diluent, les droits liquéfiés, l’eau bouge la nuit en des seuils et des contours perdus, retrouvés, la persistance de l’accomplissement, l’avancée des proximités. Égarement sans faute.
L’énergie circule entre nous, dans cet abandon, ce respect ; désemparés, sans obstacles, les mots naissent de la nuit et de l’abondance. Nous broyons ce noir de nos nuits lumineuses, minimales, crevées d’impatience qu’advienne le bon temps de la nuit, la bonne marée, les bateaux immenses dans l’anse, la marche autochtone millénaire dans les traces des premiers humains passés là, dans les nuits des temps, d’étreintes, charnelles. La présence des peuples millénaires, leurs eaux noires, polaires, les reflets s’avancent dans le fjord, notre parole mutante bénie par les nuits lucides, sans artifices. Les musiques nocturnes se font entendre malgré les exigences du jour. Cette précieuse amoureuse de la certitude du geste, de sa portée du changement.