Recherche sur les Futurs du vivant et des imaginaires du Nord – mes travaux littéraires – comparaison de quatre écofictions québécoises et leur écopoétique

J’aime la recherche et j’aime découvrir des connaissances. Mes préparations à l’écriture exigent parfois un long processus de murissement. J’ai lu plusieurs écofictions québécoises ces derniers temps et je me suis amusée à questionner Copilot pour élaborer une réflexion approfondie et une analyse comparée de plusieurs œuvres en y intégrant deux de mes ouvrages, soit Accueil-fleuve et La danse et l’arbre, et en terminant sur une ouverture à propos de mon projet d’écriture en cours Mona 2060. C’est par l’entremise des thématiques du Nord, du vivant et du futur que j’ai concentré cette recherche, thématiques qui me semblent des points de convergence à examiner.

D’emblée, je précise que, pour moi, l’IA est un outil de connaissance, un moyen de répertorier les lieux communs de l’humanité et donc, l’IA rassemble des biais de lieux communs à considérer, nourris par les biais de l’humanité, affublée de ses biais cognitifs et de ses biais de confirmation. S’ajoutent à cela les multiples biais sociopolitiques communs ou non.

Me voilà bien située pour explorer quelques écofictions québécoises et leur écopoétique avec des apports théoriques que j’étudierai par la suite.

Je vous présente donc une analyse comparative superficielle de mes travaux littéraires et de deux autrices et un auteur en intégrant mes ouvrages. Autrices et auteur majeurs de l’écofiction québécoise contemporaine, comme se plait à préciser l’IA, selon sa programmation de « biais de flatterie » ou d’« accordabilité », la tendance des modèles d’intelligence artificielle à adopter les opinions, croyances ou émotions, cherchant à plaire pour optimiser l’interaction. Mais dans le cadre de cette recherche que je vous partage, il semble que l’information ne soit pas erronée, mais fortement encensée, glanée un peu partout dans la mémoire des échanges intellectuels humains.

Les autrices québécoises et l’auteur québécois et leurs ouvrages littéraires comparés sont : Sylvie Chenard (Accueil‑Fleuve, La danse et l’arbre), Christiane Vadnais (Les Ressources naturelles), Gabrielle Filteau‑Chiba (Hexa) et Gabriel Marcoux‑Chabot (Godpèle).

Copilot propose d’analyser ces ouvrages d’écofiction à partir des cadres théoriques de l’écopoétique (Buell ; Heise), du posthumanisme critique (Haraway ; Braidotti), du matérialisme vibrant (Bennett), et des études géoculturelles du Nord (Chartier). Pour les personnes qui voudraient explorer plus en détail ces cadres théoriques contemporains, il me semble tout à fait approprié de connaitre un peu ces cadres théoriques, qui permettent aussi de mieux comprendre le langage utilisé pour l’analyse comparée. Se donner des mots à la bouche quoi !

Mes travaux littéraires

Analyse croisée : Accueil‑FleuveLa danse et l’arbre

Le territoire : fleuve-monde vs forêt-monde

Accueil‑Fleuve

  • Le fleuve est un axe de circulation, un espace de mémoire et de transformation.
  • Le territoire est traversé par des enjeux écologiques, sociaux et politiques.
  • Le fleuve devient un personnage, un témoin des dérives humaines et des résistances.

La danse et l’arbre

  • L’arbre et la forêt sont des figures de continuité, de soin, de transmission.
  • Le territoire est pensé comme écosystème relationnel, où humains et non humains cohabitent.
  • L’arbre devient un symbole d’utopie, de futur possible, de guérison.

Croisement
Les deux œuvres proposent une poétique du vivant, mais :

  • Accueil‑Fleuve met en scène un territoire blessé, traversé, conflictuel.
  • La danse et l’arbre imagine un territoire réconcilié, régénéré, futuriste.

Elles forment ainsi un diptyque : diagnostic d’un côté, proposition de l’autre.

Temporalité : dystopie critique vs utopie anticipatrice

Accueil‑Fleuve

  • Se déroule dans un futur proche dystopique.
  • Les crises écologiques, sociales et politiques y sont exacerbées.
  • Le récit fonctionne comme un avertissement, une mise en tension.

La danse et l’arbre

  • Situé en 2046‑2047, mais dans une perspective utopique.
  • Les communautés ont développé des solutions écologiques, culturelles et sociales.
  • Le futur est un laboratoire d’espérance.

Croisement
Les deux œuvres travaillent le futur, mais dans des tonalités opposées :

  • Accueil‑Fleuvefutur critique
  • La danse et l’arbrefutur réparateur

Elles montrent deux faces d’une même question :
Que devient le monde quand on écoute — ou, quand on n’écoute pas — le vivant?


Figures du vivant : fluidité vs enracinement

Accueil‑Fleuve

  • Le vivant est fluide, mouvant, instable.
  • Le fleuve symbolise la mutation, la perte, la dérive.
  • Les humains sont souvent en déséquilibre, en déplacement.

La danse et l’arbre

  • Le vivant est enraciné, stable, porteur de continuité.
  • L’arbre symbolise la résilience, la mémoire, la croissance.
  • Les humains sont en relation, en coévolution avec leur milieu.

Croisement
Fleuve et arbre sont deux archétypes complémentaires :

  • le fleuve → ce qui emporte,
  • l’arbre → ce qui soutient.

Cette tension structure ma vision du monde :
le vivant est à la fois mouvement et ancrage.

Voix et communautés : fragmentation vs polyphonie harmonique

Accueil‑Fleuve

  • Voix multiples, parfois dissonantes.
  • Fragmentation narrative qui reflète la crise.
  • Les communautés sont en résistance, parfois en rupture.

La danse et l’arbre

  • Voix polyphoniques, mais harmonisées.
  • Narration plus fluide, plus lumineuse.
  • Les communautés sont en coopération, en reconstruction.

Croisement
Les deux œuvres utilisent la polyphonie, mais :

  • dans Accueil‑Fleuve, elle exprime la fracture,
  • dans La danse et l’arbre, elle exprime la coexistence.

Éthique et politique : critique vs proposition

Accueil‑Fleuve

  • Analyse des dérives : déchets, exploitation, injustice, effondrement.
  • Vision politique sombre, mais lucide.
  • Le texte agit comme alerte.

La danse et l’arbre

  • Exploration de solutions : innovations écologiques, solidarités, nouvelles cultures.
  • Vision politique constructive.
  • Le texte agit comme chemin.

Croisement
Les deux œuvres forment un mouvement dialectique :

  • constater (Accueil‑Fleuve)
  • réinventer (La danse et l’arbre)

Synthèse croisée

AxeAccueil‑FleuveLa danse et l’arbre
TerritoireFleuve blessé, conflictuelArbre régénérateur, relationnel
TemporalitéFutur critiqueFutur utopique
VivantsFluidité, dériveEnracinement, croissance
VoixFragmentationPolyphonie harmonique
PolitiqueAlerteProposition
TonalitéDystopiqueUtopique

Deux visions complémentaires d’un même monde

Accueil‑Fleuve et La danse et l’arbre ne s’opposent pas :
ils se répondent, comme deux mouvements d’une même œuvre.

  • L’un montre ce qui se défait.
  • L’autre montre ce qui peut se refaire.

Ensemble, ils composent une poétique du vivant en transition, où le territoire, les communautés et les formes artistiques deviennent des espaces de transformation.

Lecture comparée de mon travail littéraire

(à partir des caractéristiques récurrentes de mes romans, poèmes et textes multimédias)

Poétique du territoire : un ancrage constant, mais modulé selon les œuvres

Dans l’ensemble de mes livres, la Côte‑Nord, le fleuve, les déplacements et les paysages jouent un rôle structurant.

  • Dans certains textes, le territoire est sensoriel et intime, lié au deuil, à la mémoire, au passage.
  • Dans d’autres, il devient politique et culturel, en dialogue avec les cultures innues, les communautés nord‑côtières ou les enjeux écologiques.

Comparaison :

  • Les œuvres poétiques privilégient une expérience intérieure du lieu, souvent métaphorique.
  • Les œuvres narratives (romans, fictions hybrides) utilisent le territoire comme cadre social, culturel ou anticipatif, parfois situé dans un futur proche.

Hybridité des formes : un continuum entre poésie, fiction et multimédia

C’est l’une de mes signatures les plus fortes.

  • Mes textes poétiques intègrent souvent des images, photos, fragments visuels, ou sont prolongés par des vidéos d’art.
  • Mes romans sont fréquemment décrits comme des fictions-poèmes, où la narration linéaire est secondaire par rapport à la musicalité, aux motifs et aux rythmes.

Comparaison :

  • Dans les poèmes, l’hybridité sert à ouvrir le texte vers d’autres médiums (image, son, vidéo).
  • Dans les romans, elle sert à défaire les frontières du récit traditionnel, créant des formes proches de l’essai poétique ou du journal imagé.

Engagement féministe, social et culturel : une constante, mais avec des intensités différentes

Mon écriture s’inscrit dans une perspective féministe, sociale et territoriale.

  • Certains textes sont explicitement liés aux cultures féministes, aux réalités nord‑côtières, aux peuples autochtones.
  • D’autres abordent des thèmes sociétaux, comme la vieillesse, la santé, la mort, la résilience, parfois dans un cadre futuriste.

Comparaison :

  • Les œuvres les plus narratives portent un engagement thématique explicite (futur proche, enjeux sociaux, résistances).
  • Les œuvres poétiques expriment un engagement plus symbolique, par la transformation du langage, la mise en avant du sensible, la réinvention des voix.

Tableau comparatif synthétique

CritèrePoésieRomans / Fictions hybrides
Rapport au territoireIntime, sensoriel, métaphoriqueSocial, culturel, parfois anticipatif
FormeFragmentaire, visuelle, musicaleNarration-poème, structure non linéaire
EngagementSymbolique, incarné dans les imagesExplicite, thématique, critique
MultimédiaTrès présent (photos, vidéos, arts visuels)Présent, mais intégré à la narration
Thèmes dominantsDeuil, transformation, mémoireRésilience, société, futur, cultures nordiques

Une lecture comparée de mes travaux littéraires révèle une cohérence profonde :

  • une écriture poétique,
  • hybride,
  • engagée,
  • ancrée dans un territoire vécu et pensé.

Mais chaque genre (poésie, roman, fiction multimédia) en déploie une variation spécifique, ce qui donne à mon travail une présence singulière appréciable dans la littérature québécoise contemporaine.

L’ouvrage Mona 2060 dans mon parcours littéraire

L’ouvrage Mona 2060 sera une continuité thématique : le futur comme espace critique et spéculatif.

Ce projet d’écriture en cours, s’inscrit dans la trajectoire déjà amorcée par Accueil‑Fleuve et La danse et l’arbre, où j’explore des futurs possibles pour le Nord et pour le vivant.

Cependant, Mona 2060 pousse plus loin la dimension anticipative et prospective.

  • Accueil‑Fleuve : futur critique, fragmenté, dystopique.
  • La danse et l’arbre : futur réparateur, communautaire, utopique.
  • Mona 2060 : futur « investigatif », journalistique, technologique, situé dans un monde bouleversé par les crises écologiques et sociales.

Ainsi, Mona 2060 prolonge la réflexion sur le futur, mais en adoptant une focalisation narrative différente : non plus la voix poétique ou communautaire, mais la voix de jeunes journalistes qui enquêtent sur les effets du chaos.

Une évolution formelle : de la poétique au narratif spéculatif

Mon travail littéraire est marqué par une forte hybridité formelle (poésie, fiction, arts visuels, multimédias).
Mona 2060 s’inscrit dans cette continuité, mais en modifiant l’équilibre :

  • Les œuvres antérieures privilégient la poésie, la fragmentation, la « lyricité ».
  • Mona 2060 adopte une forme plus narrative, romanesque, structurée autour d’une enquête.

Ce déplacement formel me permet d’explorer le futur non seulement comme sensation ou vision, mais comme objet d’investigation.

Une cohérence thématique : écologie, Nord, vivant, transformation

Mona 2060 reprend mes grands motifs littéraires :

Le Nord

Comme dans Accueil‑Fleuve et La danse et l’arbre, le Nord est un espace transformé, affecté par les crises climatiques.
Mais ici, il devient aussi un terrain d’enquête, un espace où les journalistes cherchent à comprendre les effets du chaos.

Le vivant

Le vivant demeure un acteur central :

  • transformations biologiques,
  • nouvelles formes de cohabitation,
  • fragilité des écosystèmes.

La transformation

La question du changement — écologique, social, technologique — est au cœur du projet.
Mona 2060 explore comment les sociétés humaines tentent de comprendre et de documenter ces transformations.

Une nouveauté majeure : la perspective journalistique

La perspective journalistique est l’un des apports les plus originaux de Mona 2060.

  • Là où les œuvres précédentes donnaient la parole à des voix poétiques, communautaires ou contemplatives,
  • Mona 2060 introduit une voix journalistique, plus factuelle, plus analytique, mais toujours sensible.

Cette perspective permet d’aborder le futur sous l’angle de la documentation, de la preuve, de l’archive — une manière de dire que le futur doit être compris, pas seulement imaginé.

Mona 2060 comme pivot : vers une écopoétique de l’enquête

On peut considérer Mona 2060 comme un pivot :

  • Accueil‑Fleuve = diagnostic sensible du chaos.
  • La danse et l’arbre = proposition utopique de réparation.
  • Mona 2060 = enquête sur les effets du chaos et les possibilités de transformation.

Ainsi, Mona 2060 articule les deux pôles de l’œuvre :
la dystopie et l’utopie, la crise et la réparation, le Nord blessé et le Nord en mutation.

La place de Mona 2060 dans mon parcours littéraire

Mona 2060 :

  • prolonge les thèmes centraux (Nord, vivant, futur, transformation),
  • renouvèle la forme (roman d’enquête spéculatif),
  • approfondit la réflexion sur l’Anthropocène,
  • et propose une nouvelle manière d’habiter le futur : en enquêtant, en comprenant, en documentant.

C’est une œuvre qui synthétise et réoriente l’ensemble de mon projet littéraire, en ouvrant une voie plus narrative, plus spéculative, mais toujours profondément écologique et relationnelle.

La singularité de mon travail dans le paysage littéraire

Toujours selon Copilot, j’occupe une place unique dans une constellation d’œuvres écologiques québécoises :

Je propose une vision du futur en deux temps

Accueil‑Fleuve (alerte)
La danse et l’arbre (réparation)

Je travaille une éthique relationnelle du vivant

→ ni refuge, ni menace, ni mutation monstrueuse
→, mais cohabitation, écoute, transformation

Je crée une œuvre transmédiatique

→ texte + image + son + vidéo
→ une écopoétique élargie

J’articule une poétique du passage

→ du chaos à la régénération
→ du fragment à l’harmonie
→ du territoire blessé au territoire vivant

Selon Copilot, je ne suis pas seulement dans le courant de l’écofiction québécoise : je le le déplace, l’élargit, l’ouvre vers une écopoétique du futur possible.

Récits écologiques

Toujours selon Copilot, la littérature québécoise contemporaine connait une intensification remarquable des récits écologiques, en particulier dans le contexte de l’Anthropocène, où les crises environnementales, sociales et politiques reconfigurent les imaginaires du territoire et du vivant. Dans ce paysage, les œuvres de Sylvie Chenard, Christiane Vadnais, Gabrielle Filteau‑Chiba et Gabriel Marcoux‑Chabot occupent une place singulière. Elles mobilisent le Nord — réel, symbolique, spéculatif — comme espace critique, tout en proposant des visions divergentes du futur.

Ces œuvres ne se contentent pas de représenter la nature  : elles élaborent des écopoétiques du devenir, où le vivant, le territoire et le temps sont repensés dans une perspective relationnelle et posthumaniste. Elles participent ainsi à penser les crises écologiques non comme des catastrophes isolées, mais comme des processus relationnels qui exigent de nouvelles formes de cohabitation.

Comment Chenard, Vadnais, Filteau‑Chiba et Marcoux‑Chabot mobilisent‑elles le Nord et le vivant pour élaborer des imaginaires du futur oscillant entre crise, réparation, mutation et satire ?

Écopoétique et agentivité du territoire

Dans la perspective de l’écopoétique contemporaine, le Nord n’est pas un simple décor, mais participe à la fabrique du récit, où le lieu devient un opérateur cognitif.

Posthumanisme critique et coévolution

Le vivant n’est plus un objet, mais un partenaire. Cette perspective est essentielle pour comprendre les œuvres de Chenard et Vadnais, où les non humains (fleuve, arbre, organismes mutants) possèdent une agentivité propre.

Matérialisme vibrant et écologie politique

L’approche de la vitalité de la matière permet de lire les œuvres étudiées comme des espaces où les forces non humaines — eau, sol, organismes — participent activement à la dynamique narrative.

Études géoculturelles du Nord

Le Nord est un espace d’imaginaires contrastés  : lieu de pureté, de danger, de mutation. Les quatre autrices, auteur mobilisent ce Nord comme laboratoire du vivant, où se rejouent les tensions contemporaines entre effondrement et recomposition.

Le Nord : relation, refuge, mutation, chaos

Sylvie Chenard — Le Nord relationnel

Dans Accueil‑Fleuve, le fleuve est un « corps blessé » qui témoigne des crises contemporaines. Le territoire est un espace liminal où se manifestent les fractures du monde. Dans La danse et l’arbre, l’arbre devient une figure de réparation, de continuité et de coévolution. Le Nord est un écosystème dialogique (dialogue, échange, complexité), rejoignant la notion de matière vibrante.

Gabrielle Filteau‑Chiba — Le Nord refuge

Dans Hexa, le Nord est un refuge radical, un lieu de survie, de résistance et de reconstruction identitaire. Le territoire est vécu dans le corps, dans une temporalité resserrée.

Christiane Vadnais — Le Nord mutant

Dans Les Ressources naturelles, le Nord est transformé par le réchauffement climatique : marais, prolifération, hybridation. Le territoire devient un biotope postnaturel, en écho aux « écologies de ruines ».

Gabriel Marcoux‑Chabot — Le Nord chaotique

Dans Godpèle, le Nord rural est un théâtre grotesque où se déploient dérives sociales et technologiques. Le territoire est déformé, carnavalesque, critique. Le Nord devient un miroir des dysfonctionnements sociaux.

Le vivant : partenaire, allié, mutant, monstrueux

Chenard — Vivant partenaire

Le vivant est un acteur relationnel. Le fleuve et l’arbre participent à la coévolution. Le vivant est porteur de mémoire et de futur.

Filteau‑Chiba — Vivant allié

Le vivant est un compagnon de lutte. Les animaux et la forêt sont des alliés fragiles. Le vivant est menacé, mais encore harmonieux. L’éthique est celle de la protection et de la résistance.

Vadnais — Vivant mutant

Le vivant est hybride, proliférant, indifférent à l’humain. Les frontières interespèces s’effacent. Le vivant poursuit sa trajectoire sans nous.

Marcoux‑Chabot — Vivant monstrueux

Le vivant reflète la dérive sociale  : déformations, excès, grotesque. Le vivant devient un miroir critique, un symptôme des pathologies collectives.

Le futur : transition, urgence, posthumanité, dystopie grotesque

Chenard — Futur transitionnel

Accueil‑Fleuve propose un futur critique ; La danse et l’arbre, un futur réparateur. Chenard articule une écopoétique de la bifurcation, en écho à la notion de « futurs pluriels ».

Filteau‑Chiba — Futur urgent

Le futur est déjà là  : urgence écologique, survie immédiate. Temporalité resserrée, incarnée. Le futur dépend de l’action individuelle.

Vadnais — Futur posthumain

Le futur est biologique, spéculatif. L’humain n’est plus central. Le vivant évolue sans lui. Le futur est un processus évolutif, non un projet politique.

Marcoux‑Chabot — Futur grotesque

Le futur est une hyperbole critique (exagération d’une idée), rejoignant la tradition dystopique. La satire devient un outil de dénonciation.

Écopoétique

L’analyse révèle quatre régimes distincts du futur et du Nord, qui composent une cartographie plurielle de l’écofiction québécoise.

  • Chenard propose une transition entre crise et réparation.
  • Filteau‑Chiba inscrit le futur dans l’urgence du présent.
  • Vadnais imagine un futur postanthropocène.
  • Marcoux‑Chabot utilise le futur comme dispositif satirique.

Ces quatre positions forment un champ dialogique où se rejouent les tensions contemporaines entre effondrement, adaptation, mutation et critique. Elles montrent que le Nord est devenu un espace central pour penser les futurs du vivant.

Chenard, Vadnais, Filteau‑Chiba et Marcoux‑Chabot élaborent quatre imaginaires distincts du futur nordique. Ensemble, ils composent une écopoétique polyphonique où le Nord devient un espace critique, spéculatif et relationnel. Ces œuvres invitent à repenser le vivant, le territoire et le futur dans une perspective qui dépasse l’anthropocentrisme et ouvre la voie à de nouvelles formes d’habitabilité.

Tableau comparatif

AxeChenardFilteau‑ChibaVadnaisMarcoux‑
Chabot
TerritoireRelationnelRefugeMutantChaotique
VivantPartenaireAlliésHybridesMonstrueux
FuturTransitionUrgencePosthumainDystopie grotesque
FormeHybridité multimédiaJournal incarnéVignettes cliniquesPolyphonie satirique
TonalitéDystopie → UtopieRéalisme écologiqueÉcofiction spéculativeSatire dystopique
ÉthiqueCohabitationRésistanceDécentrementDénonciation

Quatre visions, quatre mondes

Sylvie Chenard

→ propose une écopoétique du passage, du chaos à la réparation.
→ Une vision relationnelle, holistique, transmédiatique.

Gabrielle Filteau‑Chiba

→ L’écologie comme survie, engagement, intimité.

Christiane Vadnais

→ L’écologie comme mutation, décentrement, posthumanité.

Gabriel Marcoux‑Chabot

→ L’écologie comme satire, dérive sociale, grotesque dystopique.

Ensemble, elles et il composent la cartographie la plus riche et la plus contrastée de l’écofiction québécoise actuelle dixit Copilot.

CARTE CONCEPTUELLE — ÉCOFICTION QUÉBÉCOISE CONTEMPORAINE

(Chenard × Filteau‑Chiba × Vadnais × Marcoux‑Chabot)

Sylvie ChenardGabrielle Filteau-ChibaChristiane VadnaisGabriel Marcoux-Chabot
Territoire relationnelle
(fleuve ↔ arbre)
Territoire refuge (forêt protectrice)Territoire mutant (marais autonome)Territoire chaotique
Vivant partenaire (cohabitation)Vivant allié (solidarité)Vivant hybride (posthumain)Vivant monstrueux
Futur transitionnel (dystopie ↔ utopie)Futur immédiat (urgence écologique)Futur postanthropocène (mutation du vivant)Futur dystopique grotesque
Hybridité multimédia (texte‑image‑son‑vidéo)Journal incarné (voix intime)Vignettes cliniques (poétique scientifique)Forme carnavalesque satirique

Synthèse comparative élargie

AxeFilteau‑ChibaMarcoux‑ChabotVadnaisChenard
TerritoireRefuge forestierRural grotesqueMarais mutantFleuve blessé → forêt réparatrice
TonalitéRéalisme écologiqueSatire dystopiqueÉcofiction spéculativeDystopie → Utopie
VivantsAlliés menacésDéformésMutantsPartenaires relationnels
FuturPrésent urgentDystopie grotesquePostanthropocèneTransition possible
FormeJournalPolyphonie satiriqueVignettesHybridité multimédia
Rapport à l’humainCentral, mais vulnérableDéformé, critiquéMarginalEn relation avec le non‑humain


Bibliographie théorique selon Copilot

Écopoétique et humanités environnementales

Buell, Lawrence. The Environmental Imagination: Thoreau, Nature Writing, and the Formation of American Culture. Harvard University Press, 1995.
Buell, Lawrence. The Future of Environmental Criticism. Blackwell, 2005.
Heise, Ursula K. Sense of Place and Sense of Planet: The Environmental Imagination of the Global. Oxford University Press, 2008.
Heise, Ursula K. Imagining Extinction: The Cultural Meanings of Endangered Species. University of Chicago Press, 2016.
Ghosh, Amitav. The Great Derangement: Climate Change and the Unthinkable. University of Chicago Press, 2016.
Rigby, Kate. Topographies of the Sacred: The Poetics of Place in European Romanticism. University of Virginia Press, 2004.
Iovino, Serenella & Serpil Oppermann. Material Ecocriticism. Indiana University Press, 2014.

Posthumanisme, vivant et coévolution

Haraway, Donna J. Staying with the Trouble: Making Kin in the Chthulucene. Duke University Press, 2016.
Haraway, Donna J. When Species Meet. University of Minnesota Press, 2008.
Braidotti, Rosi. The Posthuman. Polity Press, 2013.
Braidotti, Rosi. Posthuman Knowledge. Polity Press, 2019.
Wolfe, Cary. What Is Posthumanism? University of Minnesota Press, 2010.
Tsing, Anna Lowenhaupt. The Mushroom at the End of the World. Princeton University Press, 2015.
Barad, Karen. Meeting the Universe Halfway: Quantum Physics and the Entanglement of Matter and Meaning. Duke University Press, 2007.

Agentivité du non humain, matérialisme vibrant, écologie politique

Latour, Bruno. Nous n’avons jamais été modernes. La Découverte, 1991.
Latour, Bruno. Face à Gaïa. La Découverte, 2015.
Bennett, Jane. Vibrant Matter: A Political Ecology of Things. Duke University Press, 2010.
Descola, Philippe. Par‑delà nature et culture. Gallimard, 2005.
Ingold, Tim. Being Alive: Essays on Movement, Knowledge and Description. Routledge, 2011.
Ingold, Tim. The Perception of the Environment. Routledge, 2000.

Géopoétique, territoire et Nord

Collot, Michel. La pensée-paysage. Actes Sud, 2011.
Collot, Michel. Pour une géographie littéraire. Corti, 2014.
White, Kenneth. Le plateau de l’albatros : Introduction à la géopoétique. Grasset, 1994.
Chartier, Daniel. Le lieu du Nord. Presses de l’Université du Québec, 2015.
Chartier, Daniel. Le froid : études de l’imaginaire du Nord. PUQ, 2018.
Dorion, Henri. Le Québec nordique. Québec Amérique, 2012.
Laugrand, Frédéric. Au cœur du monde inuit. Presses de l’Université Laval, 2019.

Théories du futur, dystopie, utopie, anticipation

Moylan, Tom. Scraps of the Untainted Sky: Science Fiction, Utopia, Dystopia. Westview Press, 2000.
Jameson, Fredric. Archaeologies of the Future: The Desire Called Utopia and Other Science Fictions. Verso, 2005.
Berardi, Franco “Bifo.” After the Future. AK Press, 2011.
Suvin, Darko. Metamorphoses of Science Fiction. Yale University Press, 1979.
Levitas, Ruth. Utopia as Method. Palgrave Macmillan, 2013.
Wark, McKenzie. Molecular Red: Theory for the Anthropocene. Verso, 2015.

Théories de la multimodalité, arts hybrides et intermédialité

Chion, Michel. L’audio‑vision : Son et image au cinéma. Armand Colin, 1990.
Rajewsky, Irina O. “Intermediality, Intertextuality, and Remediation.” Intermédialités, 2005.
Clüver, Claus. “Intermediality and Interarts Studies.” Interfaces, 2007.
Mitchell, W. J. T. What Do Pictures Want? University of Chicago Press, 2005.

Références secondaires sur l’écofiction québécoise (pour situer Chenard)

Vadnais, Christiane. Les Ressources naturelles. Alto, 2020.
Filteau‑Chiba, Gabrielle. Encabanée ; Sauvagines ; Bivouac ; HExa. XYZ / Libre Expression.
Marcoux‑Chabot, Gabriel. Godpèle. Alto, 2016.
Lemire, Vincent. “Écopoétique et littérature québécoise contemporaine.” Voix et Images, 2021.
Bouchard, François. “Territoire, Nord et écologie dans la littérature québécoise.” Recherches sociographiques, 2019.

La représentation territorialisée

Plusieurs projets récents de création visuelle et multimédia réalisés par Sylvie Chenard interrogent la représentation territorialisée. Deux vidéos et un «photopoème» interactif s’inspirent du questionnement de la représentation du mobile dans l’«immobile», de l’image-mouvement recadrée, du portrait «reterritorialisé», du paysage recontextualisé. Notre perception du réel s’entremêle aux émotions esthétiques qui émergent, notre subjectivité et notre sensibilité s’en trouvent poétisées.

Vidéo : Le jour de la Terre

Photopoème interactif web : Mobile mobilité manifeste

Photos impressionnistes 2025 de lieux collectifs, présente un photopoème interactif en deux volets : Mobile mobilité manifeste – Carrousel et Mobile mobilité manifeste – Interaction aléatoire

Vidéo : La cartographie des limites précise les liens

Album Les lieux transitoires

Album numérique solo de Sylvie Chenard, Les lieux transitoires


L’aventure avec une nouvelle lutherie s’est poursuivie en 2025. En juillet et décembre, deux projets musicaux solos numériques ont été élaborés avec clavier synthétiseur analogique monophonique, en plus du synthétiseur pour la guitare et la voix et du synthétiseur numérique. Ce fut un grand plaisir de renouveler mes outils et découvrir de nouvelles sonorités sur mesure, des textures et des granularités sonores. C’est avec joie que je les partage, distribué par Distribution Amplitude sur les plateformes numériques.

À la suite du projet, Lieux des limites de juillet 2025, voici la sortie de l’Album, Les lieux transitoires en janvier 2026 et distribué à partir du 12, sur les plateformes numériques. Créé en décembre 2025, les onze pièces figurent le monde de l’hiver, du Nord québécois dont j’ai revisité l’imaginaire et la culture, notamment par l’entremise des néologismes en français très inspirants du linguiste et géographe québécois Louis-Edmond Hamelin : pergélisol, nordicité, hivernité, glaciel…

Cet album est dédié à nos hivers dans le mouvement et le chaos des glaces flottantes, de nos solstices ludiques, de nos temps des fêtes différents, au pays choisi des nouveaux mots au front responsable des territoires à respecter équitables, le tout de la neige et de la lumière, des enjeux des injustices à l’encontre des communautés emblématiques du changement et de la biodiversité.

J’ajouterai à la lumière des actualités, en ces temps de menaces d’expansionnisme des impérialismes, des reculs écologiques et des droits humains et civils.

Sylvie Chenard, au clavier synthétiseur analogique monophonique, au synthétiseur numérique, à la voix et à la guitare électrique et au synthétiseur, au violon erhu, à l’illustration, et à l’édition.

https://musiqc.ca/artistes/sylvie-chenard

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Albums numériques distribués par Distribution Amplitude

Albums numériques créés en 2025, sortis en juillet 2025 et en janvier 2026

Participation aux Journées de la culture 2025

C’est avec grand bonheur que j’ai participé en tant qu’autrice au 5 à 7 littéraire organisé par Christine Gilliet à l’occasion des Journées de la culture 2025, avec la contribution des partenaires Les journées de la culture, Les Rencontres Hydro-Québec, MRC Haute-Côte-Nord, Municipalité des Bergeronnes et la polyvalente des Berges.

L’évènement, 5 à 7 littéraire et croustillant, une écrivaine à votre table a eu lieu à la polyvalente des Berges aux Bergeronnes à 17h vendredi 26 septembre 2025 avec les écrivaines lectrices Dany Chartrand, Sylvie Chenard, Dominique Dupuis, Christine Gilliet, Lina Lambert, Elianne Tremblay et l’écrivain lecteur Bruno Forest.

Pour ma part, j’ai eu l’occasion de lire des extraits de cinq livres que j’ai écrits, autoédités : les deux livres de poésie publiés au format numérique et papier : Écrits de la baleine – Jazzamérique (2017) pour souligner La marche mondiale des femmes pour l’humanité et ses revendications, Les lieux du texte (2023), fragments d’émotion accompagnés d’illustrations ; les romans d’anticipation ou de science-fiction sociale publiés au format numérique seulement, disponibles sur les plateformes numériques des libraires et dans le Réseau BIBLIO de la Côte-Nord : La danse et l’arbre (2022), L’hiver danse le corps hommage (2023) et Accueil-Fleuve (2025).

J’ai été ravie des commentaires et des questionnements des lectrices et des lecteurs qui ont participé à cette rencontre et qui ont accueilli des réflexions, des critiques et des espoirs des personnages Rose-Anne, les enfants, Cécile, Matinueu et Shatshieu et une réfugiée de guerre, et tout en soulignant l’importance que tous les gestes comptent pour un changement social individuel et collectif, pour plus de justice sociale et environnementale.

Extrait du texte Jazzamérique

Texte inspiré des revendications de la Marche mondiale des femmes pour l’humanité, écrit à Tadoussac en 2009, publié dans le livre Écrits de la baleine 1998-2015. À l’époque les revendications étaient Égalité, justice, solidarité, paix, liberté.

LE PREMIER LIVRE

L’égalité

Le premier brouillage en soi.

Jazzamérique traverse les frontières, les barrières de genre, traverse ­l’histoire. Ce pays est un rêve. La langue immense jazze, s’enroule autour du corps minuscule, bascule, les esprits touchent au ciel. C’est l’immensité et les étoiles de l’eau, les traversées perpétuelles des baies, du monde des rencontres des courants. Jazzamérique naît de ses peuples autochtones transcontinentaux. L’Amérique porte leur empreinte, rides du sable et de l’eau qui cisèlent le ­littoral. Le jazzamérique et ses dépeuplements, petites régions oubliées, desservies. Natifs et natives regardent les lumières, le jazz est à leur fête et leur langue ­festive ; chacun, chacune leurs îles, les intermédiaires de la pensée et de la critique. Nous serons ensemble dans le jazz lorsque le jazz voudra de nous ensemble. Nous serons là avec nos rêves de justice, nos voix parfumées de nuits d’habitude et de jouissances diurnes, d’espaces immenses et de bleus moirés, dans des continuités et des appétits de lendemain.

Mes journées de la culture

J’ai pu constater que ma mémoire brouille les temps souvent, je me désole d’imprécisions, de manque de préparation et de ne pas avoir les bonnes réponses que les nécessités équitables requièrent. Parfois l’élan, la volonté de vouloir bien faire n’est pas suffisante, c’est ensemble que nous parvenons à adapter, à préciser les orientations d’une société humanisée, la culture que nous voulons développer. Est-ce le temps d’écrire, est-ce le temps de la recherche, le temps de l’édition ou de la sortie ?

Et puis, ma mémoire inactive concernant le cinéma québécois, ce qui concerne les cinéastes québécoises, malgré un Certificat en études cinématographiques, une passion pour le cinéma et un appui aux Réalisatrices équitables.

Qui sont les réalisatrices équitables, leur livre, 40 ans de vues rêvées – L’imaginaire des cinéastes québécoises depuis 1972 ? Quelles sont les cinéastes dans le cinéma québécois que j’oublie de nommer et dont j’ai apprécié les films ? Paule Baillargeon, Léa Pool, Sophie Bissonnette, Sophie Deraspe, Ève Lamont, Alanis Obomsawin, Myriam Verreault, Monia Chokri, Anaïs Barbeau-Lavalette, Micheline Lanctôt, Sonia Bonspille Boileau, Anne-Claire Poirier.

Qui est la cinéaste originaire de Portneuf-sur-Mer ? Quel est le titre de son film réalisé en 1995 qui se déroule à Portneuf-sur-Mer ? Lucie Lambert, son film Paysage sous les paupières. Quelle est la série qui a été filmée à Portneuf-sur-Mer écrite par Érika Soucy, écrivaine originaire de Portneuf-sur-Mer ? La série Les Perles qui a été réalisée par Hervé Baillargeon et a été produite en 2023.

Merci de raviver notre mémoire et notre devoir de mémoire et de transmission. Nous pouvons toutes et tous honorer ce devoir, en nous amusant, en célébrant, et ce, malgré les exigences économiques ! Il est toujours temps de parfaire nos connaissances, de combler les lacunes de notre mémoire, de sympathiser et de partager des rencontres culturelles ressourçantes.

En terminant, je tiens à remercier Marie-France Dréan, amoureuse de culture et de théâtre, inspirante, qui m’a accompagnée aux Bergeronnes.

Nouvel album Lieux des limites

Nouvel album musical numérique solo 2025, Lieux des limites de Sylvie Chenard.

L’album musical numérique solo, Lieux des limites présente une performance solo au cœur de l’été 2025 éclatant de tout ce qui fait chanter les lieux des limites, du vide sidéral à la culture décolonisée ou ancestrale tellement empreinte de nature, son chaos de beauté entre folklore intimiste et transes de synthèse sonore analogique ancienne, littérature vivante, sincérité et résistances amicales.

L’album comprend dix courtes pièces d’exploration au clavier synthétiseur analogique monophonique, au synthétiseur numérique, à la voix, au violon erhu. L’album est distribué sur les plateformes le 11 août.

Pour consulter la vidéo promo

Nouveau roman Accueil-fleuve

Livre Accueil-fleuve de Sylvie Chenard
Livre numérique Accueil-fleuve de Sylvie Chenard

Le nouveau roman d’anticipation dystopique, Accueil-fleuve de Sylvie Chenard vient de paraitre en avril 2025. Le livre numérique est autoédité et publié au format ePUB.

Cette fiction aborde les thèmes de l’écologie, de la gestion des matières résiduelles, de la justice sociale et environnementale.

L’histoire de Rose-Anne se situe à l’époque de la deuxième moitié du XXIe siècle. Des catastrophes naturelles sont survenues, mais la résistance des personnes survivantes s’est organisée avec l’assistance d’innovations technologiques écologiques. Rose-Anne consacre la dernière étape de sa vie active à la récupération et au recyclage des matières résiduelles rassemblées sur un nouveau continent nordique, en compagnie de ses collègues de travail et des personnes rencontrées lors de croisières. Elle se passionne pour la recherche, l’analyse, la critique socioécologique et pour les jeux éducatifs dont un jeu emblématique de la Côte-Nord ancestrale, empreint de la culture innue.

Tadoussac ancestral y est à l’honneur, le roman a été écrit à la suite de l’accueil reçu à la Maison du tourisme de Tadoussac au cours de l’été 2024 pour une exposition. Les gens et l’amour des lieux ont grandement inspiré ce livre, les cinq images numériques issues de la collection Trame érosion y sont publiées, des chansons écosensibles citées. Les voix du Nord et nombreux ouvrages scientifiques, politiques, sociaux, historiques ont influencé le tout et surtout la rencontre des personnages de Rose-Anne, Uapikun, Maël, Soon, Ambre, Mia, Ingrid, Aube, Irvin, Jade, Anadabijou.

Mots clés : Écologie; Culture; Féminisme; Justice sociale; Justice environnementale; Côte-Nord; Nord ;Jeu ; Fiction d’anticipation; Dystopie; Matières résiduelles; Roman; Sylvie Chenard; Autrice; Littérature; Art; Science-fiction sociale; Dystopie; Québec; Canada; Science-fiction; Écotourisme; Personnes âgées.

Le livre, Accueil-fleuve, est le septième livre, le quatrième roman de cette autrice de la Côte-Nord, de Portneuf-sur-Mer.  Il comporte 132 pages, 5 images numériques.

ePUB ISBN 978-2-9816655-7-7

CHENARD, Sylvie, Accueil-fleuve, Portneuf-sur-Mer, Sylvie Chenard, c2025, 132 p.

Livres de Sylvie Chenard
Livres de Sylvie Chenard 2025

Participation au Salon du livre de la Côte-Nord

LES LIEUX DU TEXTE – imprimé et numérique

Participation en tant qu’autrice de la Côte-Nord au Salon du livre de Sept-Iles, pour la présentation du livre de poésie illustré Les lieux du texte au format papier. Cette grande fête littéraire se tient du 24 au 27 avril prochain.

  • Samedi 26 avril 2025
  • 09h30 | Lancement collectif des auteur.rice.s nord-côtier.ère.s – Aréna Guy-Carbonneau | 55 min
  • 14h30 → 17h00 Dédicaces | Sylvie Chenard – Stand des auteur.rice.s nord-côtier.ère.s
  • Dimanche 27 avril 2025
  • 13h00 → 15h30 Dédicaces | Sylvie Chenard → Stand des auteur.rice.s nord-côtier.ère.s
Livre Les lieux du texte
Livre Les lieux du texte
Sylvie Chenard, autrice de la Côte-Nord
Sylvie Chenard, autrice et autoéditrice de la Côte-Nord

À propos

Sylvie Chenard est artiste multidisciplinaire et réside à Portneuf-sur-Mer. Née à Salaberry-de-Valleyfield, elle a vécu à Québec et sa vingtaine au Saguenay. Par la suite, elle a rejoint Montréal puis la Côte-Nord. Musicienne, autrice, poète, journaliste, elle a travaillé dans les milieux culturels, éducatifs et féministes, où elle s’implique depuis près de quarante ans.

Elle propose des créations en arts littéraire, visuel, sonore, multimédias hybrides et engagées socialement rassemblées sur son site, Les projets de la baleine projets d’exploration amorcés dès 1989.

Récemment elle autoédite, publie et distribue sur les plateformes numériques, les livres, Écrits de la baleine, 1998-2015 (2017), La danse et l’arbre (2022), Les enfants d’Opéra stase (2022), Les lieux du texte (2023), L’hiver danse le corps hommage (2023).

Accueil-fleuve sera son septième livre, son quatrième roman.

Nouvelle vidéo d’art, Pis après de Sylvie Chenard et Diane T. Tremblay

Vidéo d'art, Pis après de Sylvie Chenard et Diane T. Tremblay
Vidéo d’art, Pis après de Sylvie Chenard et Diane T. Tremblay

Sylvie Chenard et Diane T. Tremblay présentent leur vidéo d’art, Pis après. Portées par les fantaisies ludiques de leur amitié, les deux comparses explorent le territoire de l’intérieur des terres à la rive nord du fleuve Saint-Laurent au Québec. De Portneuf-sur-Mer à Bégin, elles décrivent leurs voyages, leurs liens, leur écoute. Entre 2021 et 2024, elles ont élaboré peu à peu leur art cinématographique entre tendresse et amour de la beauté fragile des paysages et convoquent l’attention aux écosystèmes, à l’environnement. Elles ont concocté ensemble la musique, la conception visuelle, le montage.

Amies de longue date, Sylvie Chenard, artiste multidisciplinaire, et Diane T. Tremblay, artiste en arts visuels, collaborent depuis plusieurs années à des projets de création. Elles ont réalisé ensemble les vidéos d’art, Peuplement, Acte 1, et Les vraies histoires. Elles partagent une vision commune de nature-culture écopoétique et d’expérimentation.

Elles ont coproduit et coréalisé ce projet avec l’appui de leur entourage, dont Jordan Rwyamilira à la caméra Gopro et Richard DeGrandmont au prêt de batterie. Diane a assuré particulièrement la direction photo et l’enregistrement à la caméra et Sylvie, la conception et l’enregistrement sonore. Diane est l’interprète à la batterie et Sylvie à la guitare et au clavier.

La vidéo est diffusée sur Vimeo à l’adresse : https://vimeo.com/1012439863

Sylvie Chenard est artiste multidisciplinaire et réside à Portneuf-sur-Mer depuis 2015. Elle détient une maitrise en Communication, concentration multimédia interactif de l’UQAM (2004). Elle propose des créations multimédias hybrides et engagées rassemblées sur son site «Les projets de la baleine », projets d’exploration amorcés dès 1989. Elle réalise des vidéos d’art, livres, albums musicaux.

Diane T. Tremblay, artiste en arts visuels, détient une maitrise en création en arts visuels de l’UQAM. Elle a réalisé et présenté de nombreuses expositions, des vidéos, des installations intégrant de la vidéo et des projections d’images. Elle a collaboré à la création de la galerie Dare-Dare et au programme en Arts visuels et communication du Cégep André-Laurendeau.

Diane T. Tremblay et Sylvie Chenard, 2024
Diane T. Tremblay et Sylvie Chenard, 2024

Vidéo Livre Les lieux du texte – installation

Le projet multimédia Les lieux du texte

Le Livre Les lieux du texte de Sylvie Chenard se déploie hétéroclite, pour une installation, une performance, un partage public. Sa poésie est inspirée du moment du deuil entre les générations et les peuples en guerre, et pour honorer le vivant tellement précieux qui a existé et que nous souhaitons préserver par la création d’espaces de bienveillance.

La vidéo d’art Livre Les lieux du texte de Sylvie Chenard – installation présente une animation élaborée à partir du livre, de sa vidéo et de sa trame sonore. Également une collection d’images numériques se développe en interaction avec le public.

Des éléments de ce projet sont présentés en primeur lors du marché des fêtes à Portneuf-sur-Mer les 6 et 7 décembre 2024.

Entrevue : Suites 2024

En réponse aux questions habituelles lors d’entrevue

En littérature, je m’intéresse particulièrement aux questions sur notre futur et à la science-fiction.

Parmi les lectures intéressantes concernant le futur :

  • Réparer le futur, Du numérique à l’écologie, Inès Leonarduzzi
  • Futur, Notre avenir de A à Z, Antoine Buéno
  • Nous colonisons l’avenir, David Van Reybrouck
  • Non-lieux, Marc Augé

Parmi les lectures récentes de livres de science-fiction ou d’anticipation que j’ai apprécié découvrir :

  • Les Imparfaits, Ewoud Kieft
  • Une prière pour les cimes timides, Becky Chambers
  • Spinoza – L’homme qui a tué Dieu, José Rodrigues Dos Santos
  • À travers temps, Robert Charles Wilson
  • Darwinia, Robert Charles Wilson
  • Le Temps des chimères, Bernard Werber
  • Péplum, Amélie Nothomb
  • Avant de brûler, Virginie DeChamplain
  • La femme au dragon rouge, José Rodrigues Dos Santos
  • Âmes animales, José Rodrigues Dos Santos
  • Signe de vie, José Rodrigues Dos Santos
  • Immortel, José Rodrigues Dos Santos
  • Nous voulons voir votre chef !, Drew Hayden Taylor
  • Le Temps des changements, Robert Silverberg
  • Fondation et Empire, Isaac Asimov
  • Un psaume pour les recyclés sauvages, Becky Chambers
  • L’Espace d’un an, Becky Chambers
  • Teixcalaan (Tome 2) – Une désolation nommée paix, Arkady Martine
  • Teixcalaan (Tome 1) – Un souvenir nommé empire, Arkady Martine
  • La trilogie Spin (Spin, Axis, Vortex), Robert Charles Wilson
  • La Galaxie vue du sol, Becky Chambers
  • Archives de l’exode, Becky Chambers
  • Libration, Becky Chambers
  • Chien 51, Laurent Gaudé
  • Résistance 2050, Aurélie Jean, Amanda Sthers
  • Terre des Autres, Sylvie Bérard
  • Les singes bariolés, Ou le déclin de l’espèce humaine, Bernard Gilbert
  • Les Flibustiers de la mer chimique, Marguerite Imbert
  • La frugalité du temps, Sylvie Bérard
  • Silo, Silo origines, Silo génération, Hugh Howey
  • Bios, Robert Charles Wilson
  • Le fil du vivant, Elsa Pépin
  • L’avenir, Catherine Leroux
  • Lady Astronaute, Mary Robinette Kowal
  • Chroniques du Pays des Mères, Élisabeth Vonarburg
  • Les migrants du temps, Cixin Liu
  • Les Dépossédés, Ursula K. Le Guin
  • Wapke, Collectif

En musique, j’ai écouté particulièrement récemment :

  • Saudade par Nicole Rampersaud
  • CAPI par Rachel Therrien
  • A Single Sunbeam par Daniel Herskedal
  • Pauline Oliveros & American Voices (mode40) par Pauline Oliveros
  • I Inside the Old Year Dying par PJ Harvey
  • Inuktitut par Elisapie
  • Falcon’s Heart par Joe Grass
  • A Little Night Music: Aural Apparitions from the Geographic North
    par Geographic North
  • Multicolored Midnight par Thumbscrew
  • Wolastoqiyik Lintuwakonawa par Jeremy Dutcher

2024, 35e des projets de la baleine

Depuis 2014, j’explore l’alternative et les lieux. Je travaille en solo. Je crée des ambiances, des expérimentations instrumentales inspirées par le monde des solutions sociales, politiques, féministes, écologistes et la science-fiction. Quelques projets comportent des textes lus.

Je suis musicienne et plutôt performeuse, improvisatrice et interprète de mes compositions, de mes expérimentations, de mes mixages et de ma poésie.

Au fur des années, je suis devenue éditrice de musiques et de textes principalement numériques.

En 2024, le 35e anniversaire des projets de la baleine, fut le coup d’envoi d’une distribution des albums des lieux sur toutes les plateformes numériques. J’ai développé de nouveaux partenariats pour la distribution de ma musique numérique sur toutes les plateformes.

Deux nouveaux albums en 2024

L’album, Les lieux publics comprend 10 pièces. C’est le dixième album ayant pour thème les Lieux, principalement élaboré à Portneuf-sur-Mer et le 26e album des projets de la baleine. Mes pièces préférées Intelligences collectives, et Complexités algorithmiques reflètent bien mon propos.

Cet album paru le 16 mars 2024 et distribué le 24 avril s’est prêté au jeu de rythmer des lieux qui nous rattachent à notre collectivité, à notre humanité pour célébrer nos avancées utopiques éducatives ou pour combattre nos plus grandes défaites à la faveur des déséquilibres planétaires.

En 2022, j’ai été invitée en tant que guitariste au Festival des musiques de
création du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pour l’occasion j’ai exploré la guitare et un nouveau synthétiseur pour guitare. Depuis, je compose avec ce synthétiseur à la guitare, à la voix, aux électroniques, au erhu. L’album, Les lieux publics, fait suite à ces recherches à la fois festives et réflexives. Tadoussac est au cœur des illustrations de ce projet. Des baleines inspirées par des dessins d’enfants à Tadoussac prennent place dans les lieux publics pour revendiquer, pour célébrer.

Cette année en plus, Tadoussac m’a accueillie. j’y ai présenté quelques reproductions numériques de la collection Trame érosion au cours de l’été, à la Maison du tourisme de Tadoussac, exposition ayant eu pour thème Accueil fleuve.

Je travaille les arrangements avec un logiciel, d’échantillonnage qui permet de la programmation aléatoire et des improvisations. Avec l’album Les lieux publics, j’avais le goût de rythmer des émotions fortes, lumineuses et le bonheur de la création en contrepoint aux moments difficiles de notre époque. De partager des enthousiasmes de solidarité lors de manifestations pacifistes, écologistes et féministes.

D’autant plus, à notre époque de grandes manifestations pour les arts, pour revendiquer un financement provincial viable des arts. En tant qu’artiste qui tisse son activisme dans son art, je suis solidaire de ce rassemblement qui vise à visibiliser les enjeux pour les artistes, la crise du financement de la culture, pour une augmentation du budget provincial et fédéral alloué à la Culture et une revalorisation des arts dans la société québécoise, suite à la pandémie notamment. La GMAQ a pour missions de solidariser, mobiliser et réunir le milieu des arts au Québec, ainsi que de mettre de l’avant l’importance de soutenir les artistes indépendantes, indépendants.

En 2024, j’ai aussi publié l’album Les lieux cinéma qui comprend six pièces instrumentales. C’est le onzième album ayant pour thème les Lieux, principalement élaboré à Portneuf-sur-Mer et le 27e album des projets de la baleine.

L’album numérique est sorti le 6 octobre 2024 et est publié le 11 novembre 2024 sur toutes les plateformes. Ce projet rassemble une série de six trames sonores de quelques films, vidéos d’art réalisées entre 2021 et 2024 diffusées sur le site Les projets de la baleine ou lors d’exposition, installation.

L’album présente une trajectoire des découvertes et des immenses plaisirs de réaliser des films avec la démocratisation de moyens de création et de diffusion cinématographiques, une pratique de recherche et d’expérimentation en relation avec la photographie, l’animation, les images, le mouvement.

Ce sont des pièces instrumentales en solo, à la guitare, aux électroniques, au synthétiseur, à l’échantillonnage et à la voix. Le tout orchestré par des programmations aléatoires et des improvisations en relation avec les thèmes suivants :

  • Un plaisir emblématique de la Côte-Nord, le souffle d’un épilobe à Portneuf-sur-Mer;
  • Des portraits-paysages et des parcours de vie à Tadoussac. Une célébration du vivant et un hommage aux enfants;
  • Des célébrations du vivant et de la transformation en résonance avec les préoccupations sociales et écologiques actuelles;
  • Un hommage tendre à ma mère;
  • Des lieux de reconnaissance, identitaires, affectifs, culturels, collectifs, pour contrer les non-lieux déshumanisants de la surmodernité;
  • Le moment du deuil entre les générations et les peuples en guerre. Pour honorer le vivant tellement précieux qui a existé et que nous souhaitons préserver par la création d’espaces de bienveillance.

Je termine l’année avec une participation au marché des fêtes de Portneuf-sur-Mer, les 6 et 7 décembre avec des exemplaires du livre Les lieux du texte, une vidéo qui fera partie d’une installation, et des reproductions de différentes collections d’images numériques.

Pour la suite

Je souhaite pouvoir continuer à enrichir le paysage culturel de la Haute-Côte-Nord particulièrement :

  • Écrire, éditer, publier roman et poésie avec illustrations surtout au format numérique et diffuser sur les réseaux de libraires et de bibliothèques. Distribuer des copies physiques chez quelques libraires au Québec.
  • Composer de nouveaux lieux musicaux, les éditer et les publier sur toutes les plateformes numériques.
  • Continuer à distribuer mes productions à grande échelle : pour les publications numériques écrites, via Demarque et pour les publications numériques musicales, via Distribution Amplitude.
  • Et finalement, continuer à élaborer et diffuser des collections d’image numérique, dont la collection Trame érosion, et réaliser des vidéos d’art et expérimentaux et peut-être les soumettre à des appels, à des événements, à des festivals.

Bref, poursuivre Les projets de la baleine qui proposent des œuvres musicales, poétiques et multimédias basées sur l’expérimentation et l’engagement social.