Le projet de BIBLIboîtes culturelles et les arts visuels

Cartes-photos, La maison du fleuve – Portneuf-sur-Mer – 2021

En janvier 2021, le Réseau BIBLIO de la Côte-Nord, en partenariat avec l’Unité régionale Loisir et Sport Côte-Nord (URSLSCN) et Culture Côte-Nord, lance un appel de projets pour les artistes, artisans et écrivains de la région. Le but est de créer des objets artistiques, des activités ou toutes autres propositions jugées pertinentes dans le cadre du projet les « BIBLIboîtes culturelles ». Le projet de Bibliboîtes consiste à créer 10 boites thématiques appelées « Les BIBLIboîtes culturelles » sur des disciplines et secteurs d’intervention couverts par l’action ministérielle en matière de loisir culturel. Il s’agit d’un projet structurant, qui perdurera dans le temps et qui pourra être transposable à d’autres régions du Québec. Ces boîtes seront fabriquées par un artisan de la région, seront à la fois solides et légères pour le transport, et ce, tout en suscitant la curiosité. Elles prendront la forme d’un énorme livre. Lorsqu’une personne ouvrira un de ces livres géants, elle découvrira des livres, des objets à manipuler et des idées d’activités à faire sur place.

La maison du fleuve

Je suis très heureuse d’annoncer que mon projet de cartes-photos, La maison du fleuve – Portneuf-sur-Mer – 2021, a été sélectionné. J’ai proposé une série de douze cartes-photos, au format 4X8 et non regroupées. Issues de ma démarche, alliant poésie et art médiatique, ces images ont été élaborées à partir du projet de 2016, Mitinekapish – la maison du fleuve, multimédia et musique inspirés entre autres de la Côte-Nord et Portneuf-sur-Mer, et des thématiques d’identité, de collectivité, de territoire portant nos rêves, transformant nos engagements pour se relier à la nature, à l’Autre, à demain. Depuis, cette aventure créative se poursuit et se décline en plusieurs formes, dont récemment, une vidéoperformance.

Plusieurs multimédias mettent en relation de nouveaux agencements, permettent d’approfondir des tensions et l’émergence de dimensions esthétiques, éthiques et sociopolitiques inédites. Depuis de nombreuses années, mes créations visuelles et sonores s’inscrivent dans des processus aléatoires et cinétiques, la création de mouvement dans des expérimentations, animations et musiques qui explorent des aspects orbiculaires, itératifs, cinétiques ou aléatoires. Des tableaux vivants se construisent et se déconstruisent au gré des programmations et interactions. La production et le développement de multimédias a permis la réalisation de plusieurs films ou vidéos d’animation, d’arts et de documentaires expérimentaux et plus récemment le portrait-paysage, la performance-paysage.

Je suis artiste multidisciplinaire depuis plus de quarante ans. Musicienne, écrivaine et artiste médiatique. Je réalise, Les projets de la baleine, des recherches et des créations depuis 1989, diffusés sur mon site et lors de spectacle. Je collabore régulièrement à plusieurs activités littéraires, musicales et vidéographiques. Je suis très fière de partager mes travaux créatifs au public régional des bibliothèques grâce aux Bibliboîtes.

En juin 2021, l’aventure se poursuit de nouveau. J’ai eu l’honneur de contribuer à la Bibliboîte Art visuel, lors d’une rencontre en atelier et à la bibliothèque de Portneuf-sur-Mer, pour élaborer une capsule vidéo. Laura Gaudreau, Agente de développement et communications – Réseau BIBLIO de la Côte-Nord et Etienne Michaud Ste-Marie, réalisateur-cameraman – Les Productions Bokeh35 ont recueilli du matériel visuel et sonore : des propos, des images, des improvisations, des ambiances, des paysages, des ouvrages en progression.

Entrevue à propos des arts visuels

Rencontre pour la capsule vidéo – Bibliboîte Art visuel – Laura Gaudreau, Agente de développement et communications
Réseau BIBLIO de la Côte-Nord et Etienne Michaud Ste-Marie, réalisateur/cameraman – Les Productions Bokeh35 – Photo: Sylvie Chenard

Comment l’art visuel est-il arrivé dans votre vie ?

J’ai d’abord eu des modèles familiaux en peinture, en art contemporain et en photographie : oncle, tante, père ont suscité ma curiosité en art visuel. J’adorais dessiner et peindre des paysages à l’adolescence. J’ai reçu des formations privées et publiques en art visuel. Peu à peu, j’ai développé un intérêt pour la photographie, ensuite la vidéo d’art et expérimentale et les arts numériques avec mes études cinématographiques et en multimédia interactif.

Parlez-nous de votre parcours artistique ?

Parallèlement aux arts visuels, j’ai développé un intérêt pour la musique et pour l’écriture poétique. J’ai d’ailleurs gagné ma vie à plusieurs reprises en recherche et écriture journalistique dans des organismes culturels, communautaires et éducatifs. J’ai développé les trois domaines artistiques et en 1989, j’ai concrétisé des créations multidisciplinaires, individuelles et collectives, sous l’appellation, Les projets de la baleine. En 1998, avec la démocratisation des nouvelles technologies, j’ai pu créer le site Web, Les projets de la baleine pour diffuser des expérimentations et improvisations. Par la suite, j’ai réalisé des études, à la maitrise en communication, concentration multimédia interactif, qui m’ont outillée pour développer les arts médiatiques et multidisciplinaires. J’ai publié deux ouvrages poétiques, plusieurs albums poétiques et musicaux, des vidéos d’art, et j’ai diffusé des spectacles de musique et poésie avec projection vidéo; souvent en collaboration avec plusieurs artistes et des organismes. J’ai présenté quelques expositions de dessins et photographies.

Quelle place occupe l’art dans votre vie ?

La création artistique est devenue mon mode de vie. C’est avant tout un travail qui occupe toute la place en dehors des obligations sociales ou quotidiennes, et particulièrement depuis que je réside dans la région. Je suis venue réaliser mon rêve de vivre près du fleuve dans la région et de créer à plein temps à Portneuf-sur-Mer. Depuis 2015, j’ai créé plusieurs projets multidisciplinaires et participé aux activités de plusieurs organismes culturels de la région, et j’en suis bien fière. Pour moi, l’art représente un long travail de recherche, d’expérimentation qui exige de nombreux efforts et particulièrement pour être partagé, diffusé. Cette année, je contribue au projet régional de BIBLIboîtes culturelles et j’ai contribué au projet, Tout le monde au poste de Tour de bras, un organisme dédié aux musiques créatives, improvisées et expérimentales à Rimouski.

Est-ce qu’il y a des artistes que vous admirez, des modèles, des influences ?

Je dirais que j’ai été influencée par les différents milieux culturels dans lesquels j’ai évolué comme collaboratrice ou comme membre et par les artistes avec lesquels j’ai travaillé. Je pense au Saguenay, à la Revue Focus, au Centre d’expérimentation musicale, aux Productions la Chambarde; à Montréal, Ambiances magnétiques, Studio XX, Groupe intervention vidéo; à Québec, Avatar, la Revue Inter; à Rimouski Tour de bras; à la Côte-Nord, l’Auberge de jeunesse de Tadoussac, Culture Côte-Nord, la Revue Littoral, la Revue Recréer la Côte. Je pense aux artistes Diane T. Tremblay (arts visuels), Maryse Poulin (musique théâtre, danse), Rachel Therrien (musique jazz), Andrée Préfontaine (arts visuels, musique), Hélène Monette (littérature), Rémi Leclerc (musique), Alexandre St-Onge (arts visuels, musique). Ce sont des milieux et des artistes très ouverts à la recherche, à l’expérimentation ou à l’improvisation.

Qu’est-ce qui vous inspire pour créer ?

La création artistique est pour moi une façon de me relier à la nature, aux autres, au monde. Les enjeux sociopolitiques de justice sociale et environnementale et féministe m’inspirent énormément. Les pratiques d’improvisation, d’expérimentation, les programmations aléatoires d’application numérique visuelle et sonore également. Présentement, les processus de transformation, de remédiation numérique et la science-fiction m’intéressent.

Est-ce que la Côte-Nord vous inspire et comment, ou quoi ?

Oui la région m’inspire. J’y vis pour cela. Je suis tombée en amour avec la Côte-Nord dès ma vingtaine. Je suis venue réaliser mon rêve de fusionner avec la nature de la Côte-Nord quotidiennement et avec les gens d’ici. Vivre près du fleuve, c’est toute une expérience de vie intense. Je suis totalement émerveillée et charmée.

Également, je réalise mon rêve de rénovation et de récupération d’une maison et de matériaux avec l’aide de ma famille et de mes amies, amis. J’ai aussi l’occasion de développer de nouvelles compétences écologiques et manuelles, de jardiner.

D’un autre côté, il y a un manque de ressources et de services collectifs abordables étant donné les distances à parcourir pour obtenir des services de santé ou assister à des activités culturelles. La région est défavorisée en ce qui concerne le transport en commun, par exemple, ce qui limite l’autonomie et la mobilité des gens. Heureusement, les réseaux d’entraide et de solidarité peuvent atténuer les manques de solutions structurantes et pérennes.

Ces limites et ces nouvelles activités inspirent aussi mes travaux.

Selon vous, pourquoi les gens aiment l’art visuel ?

Je crois que c’est un des bons moyens pour évoluer en tant que personne, pour devenir meilleur humain, meilleure humaine, pour développer sa sensibilité, son imaginaire et s’épanouir. Les gens aiment l’art visuel pour le plaisir de découvrir une évocation, une symbolique, le point de vue spécifique d’un artiste de chez nous ou d’ailleurs; pour apprécier la maitrise d’une technique, l’expression d’une vision du monde, d’une émotion, d’une valorisation, d’une dénonciation.

L’art visuel peut, par exemple, valoriser ou contester nos usages, nos relations, notre regard sur le monde et influencer ou même transformer notre vision du monde et conséquemment notre conscience et nos habitudes.

Selon vous, qu’est-ce que l’art visuel apporte dans la vie des gens ?

L’art visuel permet de vivre une expérience esthétique, de bonifier son point de vue sur le monde, sur son environnement, sur son entourage. Il améliore la qualité de nos vies, donne du sens à nos vies, diversifie nos perceptions et stimule notre ouverture d’esprit.

Qu’est-ce que l’art visuel vous apporte ?

L’art visuel est essentiel à ma vie, comme la musique et la littérature également. Je vis une grande satisfaction à créer de nouvelles animations, de nouvelles images, d’associer une image, une vidéo, un son, un texte et de créer un nouveau sens, une nouvelle émotion. C’est un moyen de méditer, de peindre en numérique, d’accomplir des recherches et des processus de transformation aléatoire de photographies ou d’éléments du réel et de les matérialiser dans une forme accessible. Je superpose, dégrade, déconstruis, restructure, sélectionne l’image dans l’effet de mouvement, l’effet du hasard.

Comment l’art visuel peut avoir un impact, un effet sur les gens, sur leur vie ?

L’art visuel peut permettre d’établir une sélection éclairée et personnalisée des influences et conditionnements visuels dans le contexte de saturation visuelle de la société de surconsommation. Il peut permettre de développer son sens critique, sa capacité de choisir.

En quoi l’art visuel est important pour notre région ?

L’accès à l’art visuel est primordial pour notre région et pour ailleurs. Se rassembler autour de travaux d’art visuel; échanger avec l’artiste sur son travail, sa démarche; voir ce que les autres artistes réalisent. Se recueillir ou se confronter à l’occasion d’une exposition, d’un happening, d’un festival enrichit notre identité, façonne notre appartenance au territoire.

Qu’est-ce qui distingue l’art visuel nord-côtier ?

D’après ce que j’ai observé lors de quelques évènements culturels, je dirais que plusieurs propositions d’artistes visuels soulignent leur rapport à la nature nord-côtière ou à l’activité de ses résidents, propositions déterminées par les ressources naturelles et humaines nordiques. La nordicité et le patrimoine régional y sont valorisés. L’apport des Innus est considéré.

Comment l’art peut-il avoir un impact, un effet sur les gens, sur leur vie ?

Le rôle de l’art en général qu’il soit sonore, visuel, littéraire, est de nourrir le coeur et l’esprit et d’épanouir les gens. Les valeurs esthétiques que les gens accordent à l’art deviennent des vecteurs de qualité de vie, de bonheur, de plaisir, de liberté, de guérison, d’évasion, de partage, de socialisation, de transformation sociale.

En quoi les bibliothèques sont-elles importantes dans le monde de l’art visuel ?

Les bibliothèques municipales peuvent jouer un rôle primordial pour le développement culturel dans une localité et pour l’accès à la culture. L’art visuel peut y être plus ou moins valorisé selon les localités, par exemple : dans un petit village comme Portneuf-sur-Mer , la tenue d’exposition d’art visuel, l’animation autour de l’art visuel. La bibliothèque devient parfois l’un des seuls lieux de contacts directs dans sa localité, entre le citoyen, la citoyenne de tous âges, et l’art visuel et l’artiste.

En ce qui a trait à l’art visuel, où se situe la tendance ?

Parmi les tendances actuelles en art visuel du 21e siècle, j’ai constaté ces dernières années plusieurs propositions de mélange et de décloisonnement de genres, de médias, de lieux de diffusion, de domaines, et l’essor du multimédia qui évolue avec les possibilités technologiques  : l’installation immersive, participative; la réalité virtuelle; les animations graphiques trois D; l’art vidéo; l’art de rue et ses peintures murales; l’art sur la place publique, éphémère; la projection de fresque lumineuse et sonore sur des édifices (video mapping); la performance multimédia; le lien avec la nature et sa protection; le recyclage de matériau dans l’art; l’art d’autres peuples qu’occidentaux et l’art de minorités subissant des inégalités : femmes, personnes LGBTQ, Premières Nations, personnes racisées, personnes socioéconomiquement défavorisées. La robotique est mise à contribution pour actionner les mécanismes visuels et sonores. Les milieux culturels, les centres d’artistes stimulent la création artistique avec des appels de propositions artistiques avec des thématiques ou non.

Avec la pandémie, on assiste à l’accélération du développement de plateformes en ligne pour répondre aux besoins en art et culture à domicile : exposition virtuelle en haute résolution, foisonnement culturel sur les médias sociaux ou messages artistiques d’espoir ou de critique sociale sur la place publique.

Selon vous l’art visuel c’est…

L’art visuel est un passeport pour visiter le miroir de notre monde, de notre culture.

Entrevue à propos des bibliothèques et des livres

Entrevue à la bibliothèque de Portneuf-sur-Mer
Etienne Michaud Ste-Marie, réalisateur/cameraman – Les Productions Bokeh35 et Sylvie Chenard à la bibliothèque de Portneuf-sur-Mer (Jean-Marie-Delaunay) – Photo : Laura Boudreau

Quelle importance les livres ont-ils dans votre vie professionnelle ?

Les livres sont indispensables dans ma vie de création et dans ma vie professionnelle en recherche et rédaction (journalisme, poésie, sites Web). J’ai gagné ma vie avec les livres en travaillant dans des organismes culturels comme la Revue Focus ou le Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine. Également, j’ai été responsable des communications du Service des relations internationales de l’UQAM (bulletin, site Web). J’ai participé à la réalisation d’un livre collectif sur l’histoire du mouvement des femmes au Saguenay Lac-Saint-Jean. J’ai publié deux recueils et des textes de poésie dans des revues de la région. Mes créations exigent souvent une recherche élaborée et la lecture de nombreux livres. J’écris régulièrement et j’en suis à un deuxième manuscrit non publié. Le loisir littéraire représente pour moi une source de bonheur intense.

Quelle influence les livres ont-ils dans votre vie personnelle ?

Les livres ont une très grande influence dans ma vie personnelle. Longtemps, j’ai lu des essais et maintenant je lis plus de poésie et de romans. Les livres me ressourcent, me permettent d’approfondir des questions, de vivre de nouvelles émotions, de développer mon empathie, ma compréhension du monde.

Voici une liste de romans que j’ai lus récemment et que j’ai appréciés, dont des autrices associées à la région : Monique Durand, Marie-Ève Muller, Naomi Fontaine, Erika Soucy, Sylvie Drapeau.

Feu le soleil
Autrice : Suzanne Jacob

Les Falaises
Autrice : Virginie DeChamplain

L’exil vaut le voyage
Auteur : Dany Laferrière

Le lièvre d’Amérique
Autrice : Mireille Gagné

Dans le bleu
Autrice : Magali Lemèle

La résilience des corps
Autrice : Marie-Ève Muller

Saint-Laurent mon amour
Autrice : Monique Durand

L’orangeraie
Auteur : Larry Tremblay

Parlez-moi d’amour
Autrice : Suzanne Jacob

Ruelle Océan
Autrice : Rachel Leclerc

Le fleuve
Autrice : Sylvie Drapeau

L’apparition du chevreuil
Autrice : Élise Turcotte

Ta mort à moi
Auteur : David Goudreault

La Montagne secrète
Autrice : Gabrielle Roy

Shuni
Autrice : Naomi Fontaine

La Servante écarlate
Autrice : Margaret Atwood

Les testaments
Autrice : Margaret Atwood

Pas même le bruit d’un fleuve
Autrice : Hélène Dorion

Les querelleurs
Autrice : France Théoret

Le petit caillou de la mémoire
Autrice : Monique Durand

Le poids de la neige
Auteur : Christian Guay-Poliquin

Les repentirs
Auteur : Marc Séguin

L’imparfaite amitié
Autrice : Mylène Bouchard

Des chants pour Angel
Autrice : Marie-Claire Blais

Homo sapienne
Autrice : Niviaq Korneliussen

Le plongeur
Auteur : Stéphane Larue

Ru
Autrice : Kim Thúy

Les murailles
Autrice : Erika Soucy

Les maisons
Autrice : Fanny Britt

Vi
Autrice : Kim Thúy

L’impureté
Auteur : Larry Tremblay

Jenny Sauro
Auteur : Marc Séguin

Manikanetish
Autrice : Naomi Fontaine

Kuessipan
Autrice : Naomi Fontaine

À quel point les bibliothèques sont-elles importantes pour la culture régionale ?

Les bibliothèques municipales peuvent jouer un rôle primordial pour le développement culturel dans une localité et pour l’accès à la culture locale, régionale et internationale, dans sa langue maternelle. Exemple, dans un petit village comme Portneuf-sur-Mer, la tenue d’exposition d’art visuel, la présentation de projection audiovisuelle, l’animation autour de l’art ou de la littérature ou du théâtre. La bibliothèque devient l’un des seuls lieux de contacts directs dans sa localité, entre le citoyen, la citoyenne de tous âges, et l’artiste et son art; l’auteur ou l’autrice et son livre. La bibliothèque devient le principal centre culturel du village ou du quartier.

Rendez-vous dans votre bibliothèque municipale pour découvrir les Bibliboîtes culturelles.

Performances et collaborations – une petite histoire de reliance

Trois performances

Parmi les travaux en progression, trois performances : Remédiation, La maison du fleuve, Entre les nords d’écriture.

Enfin, nous voilà en zone jaune. Rencontre de lecture de poésie à venir : trois textes parus dans des publications régionales récemment, avec projection de vidéo : Entre les nords d’écriture, Si le fleuve, Son Nord apprivoisé. Le travail de recherche se poursuit.

L’album Siècle seuil – Tour de bras

C’est en janvier 2021 que j’apprends que mon projet de musique, Siècle seuil, est sélectionné dans le cadre de l’appel de dossiers et de soutien financier, Tout le monde aux postes II, de Tour de bras, et qui plus est, cette musique est jumelée au travail visuel de Annie St-Jean.

Quelle aventure créative! La journaliste Anya Maali écrit à propos de Tout le monde aux postes II, que « Tour de Bras propose de créer un nouveau lien avec les auditeurs : une série d’album-carte qui unit la musique d’improvisateurs à des oeuvres d’arts créés par les meilleurs artistes imprimeurs, illustrateurs et autre tâcheurs de papier (…) Chaque album solo sera associé à une série d’imprimés, et ne seront disponibles qu’à l’achat de l’imprimé, au dos duquel sera collé un code de téléchargement. Il n’y a que 66 cartes disponibles et les gens ne pourront ni écouter ni télécharger la musique sans recevoir la carte. ».

Tour de Bras, basé à Rimouski, est dédié aux musiques d’improvisation, organise le festival des Musiques Spontanées et édite des albums. J’apprécie énormément les propositions et orchestrations d’improvisation et d’expérimentation de Tour de Bras, notamment pour avoir vu et entendu le Grand Groupe Régional d’Improvisation Libérée – GGRIL.

tourdebras.bandcamp.com

J’avais déjà eu l’occasion de collaborer avec Tour de bras par l’entremise de l’album Allochtone propulsé par Rémi Leclerc.

https://tourdebras.bandcamp.com/album/allochtone

Quelle joie. J’habite sur l’autre rive du fleuve, en Haute-Côte-Nord, juste en face de Rimouski, au Bas-Saint-Laurent. C’est inspirant de participer à un projet avec les gens de l’autre rive, avec des gens créatifs pour explorer l’impossible, l’improbable ensemble. Quel bonheur de partager avec Éric, Sébastien, et Annie, une artiste magnifique qu’ils m’ont fait connaitre.

Pour en savoir plus sur le travail extraordinaire de Annie St-Jean

https://annieargentique.wixsite.com/photo

Le travail de photographie argentique de Annie rappelle à ma mémoire le travail de photographie argentique de mon père, originaire de Rimouski. Je me sens en pays de connaissance et de reconnaissance.

Sylvie et Guy en 2005
Sylvie Chenard et Guy Chenard en 2005 –
Odette Courchesne à la caméra – Album de famille

Pendant que Annie travaille son cyanotype réalisé à partir d’une photo prise en sténopé sur pellicule, je m’invente un processus de transformation de matériel improvisé, je travaille les dimensions sonores multiples. Et voilà le projet, Siècle seuil, prend forme en figurant des temporalités imaginaires pour sortir des zones de confinement.

Comme mon père le disait souvent : « Figure-lé! »

L’album Siècle seuil / Sylvie Chenard et Annie St-Jean

https://tourdebras.bandcamp.com/album/si-cle-seuil

Tour de bras / Éric Normand et Sébastien Côrriveau

À suivre : La maison du fleuve et la boîte culturelle

Vidéopoème La forêt prend son temps pendant qu’un grand silence me regarde

Vidéo d'art La forêt prend son temps pendant qu'un grand silence me regarde

Vidéopoème expérimental de Sylvie Chenard qui présente les écosystèmes oniriques que miroite le rétroviseur du vivant sur la route de la Côte-Nord, entre fleuve et forêt, entre culture et nature, entre mémoire et devenir. La narratrice y insuffle, y questionne le sens des cycles, des relations et des transmissions. Multimédia numérique, narration, texte, photographie, animation, musique et vidéo de Sylvie Chenard selon les thèmes arts, culture, territoire, écologie.

La forêt prend son temps pendant qu’un grand silence me regarde, vidéopoème de Sylvie Chenard, 2019, durée 03:59, narration, français.

La forêt prend son temps pendant qu’un grand silence me regarde de Sylvie Chenard Artiste sur Vimeo.

Suite anamorphose : vidéo d’art de Sylvie Chenard

Film suite anamorphose de Sylvie Chenard
Suite anamorphose, film et musique de Sylvie Chenard

La vidéo Suite anamorphose est le deuxième écopoème dans le cadre du projet Trame érosion d’où émerge la beauté nature/culture numérique, l’anamorphose des paysages et de la nature de Portneuf-sur-Mer, des rassemblements pour plus de justice et de non-violence, du village, de la communauté, du monde que nous voulons créer.

La musique présente des expérimentations, improvisations à la guitare électrique en différentes gammes de Si symbolisant les si et les peut-être des conditions à la prévention, la réparation, la préservation et la régénérescence, en ce 25 novembre 2019, Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

Le film se joint aux célébrations de la résilience, du courage, de la résistance, de la fierté des femmes pour le respect de leur dignité et l’accès à l’égalité; pour rappeler les limites, tramer le réel et l’imaginaire, l’amour et le politique, et participer à la réécriture féministe, pacifiste, écologiste de l’avenir souhaitée à travers le monde.

La vidéo d’art Extrait Suite anamorphose, film et musique de Sylvie Chenard (09:55) est distribuée depuis mai 2020 par le GIV – Groupe Intervention Vidéo.

Pour plus d’information sur le Projet Trame érosion
https://sylviechenardartiste.com/projet-trame-erosion/

À nos journées : collaborations entre Sylvie Chenard et Maryse Poulin

Film À nos journées de Sylvie Chenard avec la collaboration de Maryse Poulin, 2019

Maryse Poulin est multi-instrumentiste et créatrice d’ambiances sonores extraordinaires notamment en théâtre et en poésie. Elle a collaboré à de nombreux projets de création avec Sylvie Chenard qui est très inspirée par leur amitié et par la sensibilité artistique de Maryse.

Parmi leurs collaborations musicales, dont plusieurs diffusées sur le site des projets de la baleine, soulignons le CD Manifeste pour contrer la violence faite aux femmes (2000), le CD Océan pour la suite (2002) distribué sur le site ActuelleCD, des rencontres Jazzamérique (2005-2010) et Rendez-vous de la baleine (2012).

Écrire la nuit, 2012

Audio «Écrire la nuit» (1:10:57) (Format Mp3). Enregistrement lors du Spectacle Les Rendez-vous de la baleine à la Casa del Popolo, le 5 août 2012. Sylvie Chenard (texte, violon, guitare, électroacoustique, voix), Philippe Lauzier (clarinette basse), Maryse Poulin (flûte, tron-tube, accordéon, percussions, et autres), Alexandre St-Onge (contrebasse, voix, électroniques) (Enregistrement, mixage Sylvie Chenard).

À nos journées, 2019

Plus récemment en 2019, elles ont eu l’occasion de se rencontrer à Montréal, d’improviser, le tout enregistré sur cellulaire. Par la suite, Sylvie a réalisé un montage sonore et un film inspirés de leurs rencontres.

Vidéo «À nos journées» (20:17) (Format MP4) 2019, de Sylvie Chenard (caméra, montage, édition sonore), Musique de Sylvie Chenard (percussion, guitare, violon, électronique) et Maryse Poulin (clarinette basse, mélodica, ukulele). Inspirée de leurs deux récentes rencontres à Montréal, lors de la marche de la Journée mondiale pour le climat 27 septembre 2019 et lors de la Journée internationale de la musique le 1er octobre 2019.

Vidéo LIMITES sélectionnée au Festival du film MUFF

La vidéo d’art LIMITES de Sylvie Chenard a été sélectionnée pour la 14e édition du Festival du film underground de Montréal – MUFF. Le festival aura lieu du 24 au 26 mai 2019 à Montréal. Le programme complet sera bientôt disponible sur le site web.


Le MUFF a pour but de célébrer et de faire connaître des réalisatrices et réalisateurs d’oeuvres à petit budget qui remettent en question les contraintes du cinéma traditionnel et hollywoodien (…) des films avant-gardistes, nourris de liberté créatrice, d’énergie et d’expérimentation. 

À propos – Festival MUFF

LIMITES vidéo d’art Canada/Québec 2018 sans dialogue / textes français 0:15:45

LIMITES est un film expérimental qui présente les musiques et les animations visuelles de Sylvie Chenard à partir d’applications de logiciel multimédia et d’illustrations numériques inspirées de l’expérience des limites auxquelles nous sommes constamment confrontés, surtout celles de la sensibilité et la fragilité des êtres et des écosystèmes. Ce manifeste sonore et visuel dépeint une toile poétique multicolore pour célébrer la solidarité, la diversité et réfléchir aux limites sociales, aux limites environnementales qui nous incombent.

Depuis août 2018, la vidéo est distribuée par le GIV – Groupe Intervention Vidéo.

LIMITES - film et musique de Sylvie Chenard
Extrait de LIMITES – film et musique de Sylvie Chenard, 2018 (0:15:45)

Projet Trame érosion

Écopoème
Film et musique
de Sylvie Chenard

Le projet Trame érosion permet d’élaborer des recherches et des créations d’animation et de musique à partir entre autres de photographies numériques ayant pour thème les paysages et la nature de Portneuf-sur-Mer, impliqués dans des processus d’érosion, de transformation, à l’heure des changements climatiques et des mouvements de révolte pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et notre consommation. Le projet débute avec cette vidéo.

Vidéo de Sylvie Chenard Trame érosion (14:08)(format mp4)

Érosion

À l’aide de nouvelles approches et techniques multimédias, le projet présente les résultats d’une série de travaux visuels avec un effet de caléidoscope mettant en relief les transformations, les métamorphoses de notre environnement, de notre perception. Une application de logiciel produit une interaction entre l’image et le son. Des instruments sonores instables servent à accentuer le propos : erhu, simulation midi des percussions jazzées, sonorités électroniques et numériques.

Les thématiques d’écologie, de féminisme sont ici approfondies, étant influencées par l’effet Portneuf-sur-Mer et Côte-Nord et par la résilience et la résistance populaire.

Avec les changements climatiques qui s’accélèrent de plus en plus, nombreux paysages subissent une érosion accrue et se transforment radicalement, ce qui nécessite des périodes d’adaptation et occasionne des craintes, des angoisses, des deuils. Nous sommes subitement placés devant des faits accomplis de délitescence, d’entropie, de dystopie, devant la perte de repères, de marqueurs identitaires.

Dernièrement, suite à de grandes tempêtes à Portneuf-sur-Mer, nous avons perdu à grand regret un magnifique morceau de forêt marquant l’horizon sur le banc de sable (patrimoine nord-côtier unique), que nous appelions  affectueusement l’ile.

Trame

Le projet décline différents sens du mot Trame, engagé dans un processus d’érosion : ce que le mot trame peut désigner en textile, en imprimerie, en dessin, en informatique, en littérature, en vidéo, en arts du spectacle, en urbanisme, en histoire, en sociologie, en médecine.

Le projet Trame érosion élabore un écopoème d’amour de l’individu avec son environnement qui subit cette érosion due aux crises climatiques, environnementales, sociales, politiques. Le projet comporte des aspects vidéo, sonore et visuel. En filigrane, des extraits de vidéos représentent des postures de l’individu dans son environnement : protection, respect, admiration, confiance, célébration.

Cet écopoème d’amour souhaite souligner la qualité de cette relation de l’individu à son environnement en situation de précarité. Environnement et temporalité sont abordés dans une version idéalisée, esthétisée de cette relation qui s’inscrit dans le réel des destructions, des altérations que nous connaissons à l’échelle planétaire, résultant de choix de société. Individu et environnement s’en trouvent affectés d’une même manière, ce que nous tendons à oublier dans la vie quotidienne. Célébrer la beauté, la résilience, rappeler les limites, tramer le réel et l’imaginaire, l’amour et le politique, participer à cette réécriture de l’avenir souhaitée à travers le monde en ce 15 mars 2019, c’est ce que propose ce projet.

De façon générale, les projets de Sylvie Chenard présentent des créations musicales et multimédias issues de la rencontre et de la subversion de diverses tendances esthétiques basées sur l’expérimentation, l’improvisation libre et l’engagement social.

L’usage des nouvelles technologies renforce des possibilités expérimentales, aléatoires, cinétiques, improvisées.

Distribution du film LIMITES par le GIV

L’autoproduction LIMITES réalisée par Sylvie Chenard en 2018 est désormais distribuée par le GIV – Groupe Intervention Vidéo. En effet, c’est à compter du mois d’août qu’une entente est intervenue et que cette vidéo d’art en version numérique haute résolution est distribuée.

Limites est un film expérimental qui présente les musiques et les animations visuelles de Sylvie Chenard à partir d’applications de logiciel multimédia et d’illustrations numériques inspirées de l’expérience des limites auxquelles nous sommes constamment confrontés, surtout celles de la sensibilité et la fragilité des êtres et des écosystèmes. Ce manifeste sonore et visuel dépeint une toile poétique multicolore pour célébrer la solidarité, la diversité et réfléchir aux limites sociales, aux limites environnementales qui nous incombent.

Limites – Film et musique de Sylvie Chenard, 2018

LIMITES - film et musique de Sylvie Chenard
Extrait de LIMITES – film et musique de Sylvie Chenard

Collaborations musicales : Sylvie Chenard et Rémi Leclerc

Sylvie Chenard et Rémi Leclerc collaborent depuis le début des années 2000. Forte de cette collaboration, Sylvie a pu cristalliser plusieurs rêves de création musicale. Le dernier projet de Rémi auquel elle a participé a été diffusé en Europe dernièrement, ce qui a le mérite d’être souligné et rappelle à notre mémoire leur parcours inusité.

Allochtone – Tour de bras

Allochtone est un magnifique projet musical initié par Rémi Leclerc, enregistré à son studio en 2012 et édité sous l’étiquette Tour de Bras en 2014. Pour ce projet, il a rassemblé Sylvie Chenard, Alexandre Dubuc et Cathy Heyden.

Dernièrement trois pièces ont été diffusées à la Radio polonaise soit 7. Fumée D’eau Forée (2:30) 8. Corps Translucide (7:26) 9. Devenir 4:08

Allochtone sur Bandcamp

On retrouve une critique intéressante du Projet Allochtone dans Improv sphere :

Par Julien Héraud in Improv Sphere (France), 1 septembre 2014
«… il faut écouter dans le détail cet album qui fourmille de détails innovants et de superpositions esthétiques inédites.»
(…)
Ainsi, sur Tour de Bras, label dirigé par Normand justement, on trouvait récemment quelques courts CD très innovants. Le premier est Allochtone, un quartet formé par Sylvie Chenard (guitare, erhu, voix, électronique), Alexandre Dubuc (contrebasse, électronique), Cathy Heyden (saxophone, objets, électronique), et Rémi Leclerc (batterie, percussions, électronique). Ici, ces quatre musiciens proposent une musique singulière et innovante de musique qu’on pourrait peut-être qualifier de post-eai, mais du post-eai teinté de rock et de jazz, de free et de noise. La guitare ici est rarement rock, moins que la basse en tout cas, il n’y a pas d’effets, et Sylvie Chenard n’hésite pas à utiliser des accentuations jazz. C’est plutôt la section rythmique qui est souvent lourde et grasse et apporte une touche de rock et de vivacité à ces neuf courtes pièces; en plus de l’électronique abrasive omniprésente. Quant au saxo, il joue la plupart du temps dans un mode très free-rock à la Zu et compagnie.
(…) Il faut entendre la voix ténue de Sylvie Chenard accompagnée d’électronique discrète, de contrebasse lyrique, ou de souffles au saxophone; de même que les impros jazz sur fond d’électronique harsh, ainsi que la touche discrète de rock qui est omniprésente sur ce disque.

http://improv-sphere.blogspot.com/

Les Rendez-vous de la baleine

À l’époque, en 2012, Sylvie a organisé avec Rémi plusieurs rencontres de la série de musique improvisée les Rendez-vous de la baleine au Café L’Escalier entre autres. Alexandre Dubuc a participé à plusieurs rencontres.

Le quatuor d’Allochtone a également présenté un spectacle au Cagibi dans le cadre de la série de musique improvisée des Mardis spaghetti, avec la participation de la trompettiste Rachel Therrien. Inspirée par cette dernière rencontre, Sylvie a réalisé la vidéo La nuit du fleuve, avec de ces extraits musicaux, enregistrés au Cagibi le 28 février 2012.

Vidéo de Sylvie Chenard La nuit du fleuve (18:46)(format mp4)
Musique de Sylvie Chenard, Alexandre Dubuc, Cathy Heyden, Rémi Leclerc, Rachel Therrien.

 

Vidéo de Rémi Leclerc (16:04) (format m4v) Vidéo présentant un extrait du spectacle des Rendez-vous de la baleine à l’Escalier le 20 mai 2012, 5 à 7.  Musique de Sylvie Chenard (erhu, électroniques, texte, voix) et Rémi Leclerc (percussions, électroniques, voix)

 

Moments choisis lors de Spectacles Les Rendez-vous de la baleine à l’Escalier, avec Sylvie Chenard (guitariste, erhuiste, poète, chanteuse), Alexandre Dubuc (contrebasse), Rémi Leclerc (percussions), Andrée Préfontaine (violoncelle) et Rachel Therrien (Trompette) (Enregistrement Rémi Leclerc, mixage et montage Sylvie Chenard). Avec la participation sonore des étudiants en grève au printemps érable en 2012 – les carrés rouges !

Audio MP3 – «Moments de la nuit» (24:54)

 

Plus d’info Les rendez-vous de la baleine – Les nouvelles de la nuit : http://www.lesprojetsdelabaleine.net/Nuit.html

Jazzamérique

Auparavant, Rémi a participé à plusieurs rencontres musicales et représentations du spectacle Jazzamérique également organisé par Sylvie et avec la collaboration de plusieurs autres musiciennes et musiciens : Maison de la culture Ahuntsic, Divan orange, Cagibi, Cegep du Vieux Montréal aux Forums sociaux québécois.

Plus d’info et enregistrements sonores : http://www.lesprojetsdelabaleine.net/Jazzamerique.htm

Anamnèse Script Amérique : brouillage

Le projet Anamnèse Script Amérique : brouillage marque le début de cette belle et longue collaboration. En 2003, le collectif Brouillage constitué de Jon Ascencio, Sylvie Chenard et Rémi Leclerc enregistre notamment au studio 270, à la technique Robert Langlois.

Audio MP3 – 1. Anamnèse (16 :44) Jon Asencio, Sylvie Chenard, Rémi Leclerc

 

Plus d’info et enregistrements sonores : http://www.lesprojetsdelabaleine.net/ASA2.htm

 

Lauréate ex aequo du Prix Le passeur 2018 : Sylvie Chenard pour Écrits de la baleine 1998-2015

Écrire… Lire… Dire… en français – fqll.ca –

La Fédération québécoise du loisir littéraire a décerné le prix Le Passeur 2018 ex aequo à Sylvie Chenard pour Écrits de la baleine 1998-2015.

Le jury a apprécié la richesse de la métaphore, la cohérence dans le déroulement des textes, le style poétique moderne. Il a mentionné que les réflexions sont profondes et l’émotion très présente.

Selon la Fédération, ce prix vise à souligner l’excellence littéraire au Québec, pour des oeuvres autoédités ou publiés à compte d’auteur, de membres de la Fédération. Vingt-et-un titres ont été en lice en 2018.

Écrits de la baleine, 1998-2015 de Sylvie Chenard, 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La FQLL a publié sur son Facebook une vidéo réalisée par Sylvie Chenard pour l’occasion.

Texte extrait des Écrits de la baleine

Le troisième livre la solidarité

À l’aube du millénaire, art communautaire, aire communautaire, cèdres, églantiers, le chant du vent dans les arbres froisse les coulées douces, la paix s’acquiert par les grands chambardements de son existence, périodes transitoires des grands sauts des matins, se prolongent les idées claires, saturation des sens, abandons éphémères, doux et étranges en attente de percées du soleil, des transes subites, des amitiés qui ouvrent les perspectives du réel, désignent les à-croire, peur de ville, peur de fille, les perceptions des vivre-sans-peur ­frappées par l’intensité des filtres de l’eau, des beaux temps pour écrire, où repenser l’avènement des organisations, déplacements du sens. Reconnaissance des avancées écologiques, sociales, période blessante qui régresse à traverser, épargner les peaux fragiles, les petites capacités, les souffles larges, accepter l’éloignement, vivre cette chute comme elle est vivante par ces choix de nouvelles cultures, immobilisme, figer les particules, savourer ce temps à passer, raconter les multiples versions de l’histoire réinventée.

Les lauréates ex aequo du Prix Le passeur 2018 sont Sylvie Chenard pour les Écrits de la baleine 1998-2015 et Joanne Lécuyer pour Les poches pleines d’arcs-en-ciel.

L’ouvrage « Écrits de la baleine » présente une anthologie d’écrits poétiques réalisés entre 1998 et 2015, six ouvrages d’une poésie de survivance et d’espoir, intriquée aux actualités quotidiennes, urbaines ou nord-côtières.

La version papier est disponible à la LIBRAIRIE L’EUGUÉLIONNE à Montréal et la version numérique à la LIBRAIRIE NUMÉRIQUE BOUQUINBEC sur le Web.

Note de Sylvie Chenard

Mon livre est dédié entre autres à deux femmes dont la créativité et l’humour m’ont inspirée pendant plusieurs années, soit Hélène Monette et Michèle Roy.  Alors, je suis d’autant plus heureuse de cette récompense qui ravive les plus beaux souvenirs de nos loisirs littéraires et de nos solidarités sociales.