Avis aux diffuseurs : Spectacle Écrits de la baleine

Le spectacle Écrits de la baleine est présentement offert aux diffuseurs. Il s’agit d’un spectacle de lecture et de musique de Sylvie Chenard créé autour de l’ouvrage poétique Écrits de la baleine, paru en 2017.

Sa parole se confronte avec passion au monde de la création en des lieux des Amériques toujours à se reconstituer dans le souffle du pays, du fleuve et des baleines.

Ce spectacle littéraire est composé de commentaire, de lecture d’extraits, d’animation, de performance musicale improvisée à la voix, à la guitare électrique et au erhu, et de projection vidéo. Il est présenté en solo ou accompagné selon la formule privilégiée ou possible du diffuseur.

Sylvie est membre de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) et de L’UNEQ – Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Spectacle Écrits de la baleine, lecture et musique de Sylvie Chenard

Spectacles passés

C’est en 2012 qu’une dernière série de spectacles a été diffusée autour des thèmes Les nouvelles de la nuit, Les rendez-vous de la baleine, suivant plusieurs présentations du spectacle Jazzamérique quelques années auparavant. Pour plus d’information

D’élan et de liberté : retour sur le Lancement du livre Écrits de la baleine

Extrait lu lors du lancement et archives vidéos revisitées

L’instrument de musique est un violon chinois nommé erhu.

Merci aux librairies l’Euguélionne, Bouquinbec, à la Fédération québécoise du loisir littéraire pour leur collaboration chaleureuse très appréciée; merci à mes amies, amis, à ma famille pour leurs encouragements et leurs appuis, particulièrement : Claudie, Rachel, Jean, Maryse, Diane, Jon, Alexandre, Lina, Suzanne, Rémi, Cécile.

Pour la suite, pour des lectures publiques et des spectacles, contactez l’agente !

La nuit du retour de l’océan

L’offrande. Le retour, les mains tendues, arrachées, le sabotage, l’éphémère. Yeux attachés à la chair, au quotidien. Chérir le sillon de l’histoire. La nuit de l’éphémère s’y repère. Un guide de l’océan, la recherche de l’équilibre, de ­l’égalité. La ligne d’horizon tangue, collée, murmure, disparate, avale la terre, l’envahissement. La raison du peuple d’eau, des nuits rompues d’obligations, un répit de nuit. L’amour s’installe sur les parois millénaires, la prisonnière politique est libérée, guidée par la mer. Les corps se diluent, les droits liquéfiés, l’eau bouge la nuit en des seuils et des contours perdus, retrouvés, la persistance de l’accomplissement, l’avancée des proximités. Égarement sans faute.

L’énergie circule entre nous, dans cet abandon, ce respect ; désemparés, sans obstacles, les mots naissent de la nuit et de l’abondance. Nous broyons ce noir de nos nuits lumineuses, minimales, crevées d’impatience qu’advienne le bon temps de la nuit, la bonne marée, les bateaux immenses dans l’anse, la marche autochtone millénaire dans les traces des premiers humains passés là, dans les nuits des temps, d’étreintes, charnelles. La présence des peuples millénaires, leurs eaux noires, polaires, les reflets s’avancent dans le fjord, notre parole mutante bénie par les nuits lucides, sans artifices. Les musiques nocturnes se font entendre malgré les exigences du jour. Cette précieuse amoureuse de la certitude du geste, de sa portée du changement.